Nouvelles
des Eglises
Genève
Un sacré culte
Peter Karunaratna
Lors de la séance de programmation des cultes en remplacement
du pasteur François Roux, absent pour cause
de formation, Wilfried Thalmas était désigné
pour la présidence et l'exhortation du culte du 1er août,
jour de fête nationale suisse. Cela semble au premier abord
tout à fait banal sauf que Wilfried est un ressortissant
de Côte d'Ivoire! Une petite anecdote au passage: c'est
aussi le jour anniversaire de sa femme Sidonie, qui, depuis qu'ils
résident en Suisse, a l'habitude de dire chaque fois que
tout Genève (voire tout le pays) fête son anniversaire.
Wilfried a basé son message sur les textes de Romains
13 : 1 -7 et de 1 Pierre 2 : 13 - 17 «Que tout homme soit
soumis aux autorités qui exercent le pouvoir, car il n'y
a d'autorité que par Dieu, et celle qui existe est établie
par lui» et encore, « Ainsi, celui qui s'oppose à
l'autorité se rebelle contre l'ordre voulu par Dieu, et
les rebelles attireront la condamnation sur eux-mêmes»
L'autorité dont parle Paul est garante de l'ordre et de
la justice, et, avant tout, servante de Dieu, pour le bien public.
Dans un tel contexte, comment ne pas craindre et respecter l'autorité
en se soumettant à ses lois et ordonnances? En effet,
n'a-t-on jamais entendu des chrétiens dire, à juste
titre certainement, comment me soumettre à une telle autorité
qui règne dans l'injustice, l'impartialité, le
népotisme, le favoritisme?
Pour appuyer son exhortation, Wilfried nous a lu le texte du
message écrit par la Chancellerie de Berne le 24 août
1893 et adressé aux concitoyens: « Priez et repentez-vous,
nous crie Dieu par ses prophètes, notre Dieu, notre Père
qui a donné son fils unique et bien-aimé pour le
pardon d'une génération pécheresse et ingrate...
... .... » « Certes, une partie de ces maux a épargné
notre pays, ni guerre ni épidémie ne l'ont envahi
à ce jour; remercions Dieu sérieusement pour cela,
non seulement par des paroles, mais par un changement... ...
..... » Après plus d'un siècle, ce texte
nous parait encore actuel et applicable aujourd'hui. Wilfried,
bien que laïque, dégage une certaine prestance par
son gabarit et par la fermeté de sa voix. Il maîtrise
bien son sujet et a indéniablement un don naturel pour
la prédication.
Comme mot de la fin, il nous dit « Oui bien-aimés,
en ce jour de fête nationale, laissons-nous aller à
la joie et à la célébration, en ayant une
pensée positive pour ceux qui exercent l'autorité
sur nous, mais souvenons nous du caractère absolu de l'obéissance
et de la soumission que nous devons au Dieu d'Abraham, d'Isaac
et de Jacob... ».