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N°2
Octobre 2004
Sommaire
Editorial
Méditation « Seigneur,
apprends- moi à prier !» par Robert Gillet
Billets d'humeur
« Colonies de vacances et laïcité »
par Daniel Nussbaumer
« Eloge de la gratuité » par Pierre
Bertololy
« Nous nous souvenons »
LA PRIÈRE : PETIT PARCOURS PRATIQUE
1. La simplicité est de règle
Le Monde est ma paroisse : « les protestants
français et le pèlerinage du pape à Lourdes »
Le billet de connexio
Consultation pour l'évangélisation & Un
tour sur le site de l'Alliance Biblique & Annonces
Lettre à Théophile
Billet de notre évêque
« De la Cène au déjeuner du Seigneur »
La vie de nos Eglises
Metz
Munster
Genève
Le billet des jeunes « Les
jeunes, l'avenir de l'Eglise ? »
Solution de la grille
N°1
La grille du mois
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N°2 OCTOBRE
2004
Bulletin
d'information francophone
de
l'Eglise Evangélique Méthodiste
UNION
DE L'EGLISE EVANGELIQUE METHODISTE (UEEM)
UNITED
METHODIST CHURCH (UMC)
|
LE MONDE
EST MA PAROISSE
Les protestants
français et le pèlerinage du pape à Lourdes
jp.w
La distance qui sépare
Malgré son grand âge et son infirmité grandissante,
le pape Jean-Paul II s'est déplacé à Lourdes
les 14 et 15 août, afin de célébrer les 150
ans du dogme catholique de l'Immaculée Conception. Environ
300 000 personnes ont assisté aux cérémonies.
Tout en souhaitant « un rassemblement heureux et porteur
d'espérance à toutes celles et ceux qui se joindront
avec émotion à l'évêque de Rome, »
la Fédération Protestante de France (FPF) a rappelé
à cette occasion les divergences persistantes entre catholiques
et protestants sur le culte marial et le rôle du pape :
« Les protestants ne se reconnaissent pas dans la
piété mariale ni dans la vision d'une chrétienté
soumise à l'autorité du pape, deux spécificités
de l'identité catholique romaine ». Tout ce
qu'ils exècrent a priori dans le catholicisme semble se
concentrer dans ce rendez-vous d'été : « les
150 ans du dogme de l'Immaculée Conception et le site
même de Lourdes porteurs d'une piété mariale
- qui nous semblent si éloignés de la place que
la Bible donne à la Vierge Marie - sont, pour les protestants,
des éléments difficiles à prendre en compte.
Ils disent la distance qui nous sépare, mais aussi le
chemin qui reste à parcourir. »
Nécessité des efforts
oecuméniques
Les divergences persistantes n'entament pas la détermination
de la FPF à poursuivre les relations oecuméniques :
« le protestantisme français est attaché
à une communion entre chrétiens et Eglises qui
laisse place à la diversité. L'engagement oecuménique
a précisément pour objet de vérifier que
cette diversité n'est pas séparatrice, et qu'au
contraire, elle conduit à manifester de plus en plus souvent
l'unité des chrétiens autour du Christ. Dans le
respect de la diversité, ils nous appellent à une
fraternité plus intense : « Qu'il est
bon, qu'il est beau pour des frères de vivre ensemble
et d'être unis » (Psaume 132, tiré de
la TOB - Traduction oecuménique de la Bible) ».
Dialogue dans la fermeté et l'amour
Quant au pasteur réformé Michel Leplay engagé
en première ligne dans le dialogue oecuménique,
- il appartient au « Groupe des Dombes »
-, il dénonce la ferveur mariale et mystique apparue en
ces circonstances, excessive et suspecte à ses yeux. Il
s'autorise « sept observations historiques et ecclésiologiques :
- Sur la conception de Marie elle-même (ce dont il s'agit,
et non de son Fils), la réflexion des anciens est tardive,
qui n'apparaît qu'aux VIIIème et IXème siècles.
- Les théologiens du Moyen-Age sont divisés sur
son caractère « immaculé »,
les dominicains s'y opposant à la suite de leurs maîtres
Albert Le Grand et Thomas d'Aquin.
- La décision romaine de promulguer le dogme marial de
1854 a été prise dans le climat religieux du siècle,
sous la pression populaire et sans la consultation d'un Concile
qu'aurait demandé un acte de cette importance.
- De plus, les autres Eglises chrétiennes en furent blessées,
par le mépris de leur tradition (orthodoxes) ou l'ignorance
de leurs convictions (protestants).
- En effet, les Eglises d'Orient célébraient sagement
une fête de la Naissance de Marie, tandis que celles de
la Réforme s'en tenaient à la sobriété
évangélique.
- Car c'est ici le point névralgique, de la référence
à l'Ecriture comme source et norme de la foi chrétienne,
et l'application d'un « principe de précaution »
au développement souvent incontrôlable de la piété
et de ses traditions.
- Enfin, une telle orchestration festive d'apparition pontificale
et d'immaculée conception pose question à la théologie
oecuménique de la modération telle que la propose
le Groupe des Dombes. »
Comme quoi on peut militer en première ligne sur le front
de l'oecuménisme et ne pas garder sa langue dans sa poche,
pourvu que l'on marie et manie toujours amour et humour, à
commencer sur Marie.
Extrait d'une dépêche publiée en ligne à
la page d'EEMNI (Eglise Evangélique Méthodiste
Nouvelles Internationales) : http://eemnews.umc-europe.org
Page téléchargeable
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