Le site Internet de notre Église effectue un sondage :
« Avez-vous pris de bonnes résolutions pour
2005 ? » 70 % des visiteurs affirment n'avoir
pris aucune bonne résolution. Le lecteur connaît,
lui aussi, le peu d'effet de ces résolutions sur la vie.
Et pourtant : n'y aurait-il pas là encore autre chose ?
Autosatisfaction, perte des repères, léthargie ?
Un désir de chercher à conserver l'acquis ?
Est-ce cette attitude qui empêche par exemple l'église
de grandir, lorsque pour elle, se tourner vers l'autre ou vers
du neuf n'est perçu que comme une charge et non comme
une opportunité ? Un panneau publicitaire proclame :
« Les autres s'améliorent, nous restons bons ! »
C'est sans doute un bon slogan pour une eau minérale renommée,
mais il n'est pas applicable à la communauté humaine.
Celui qui cesse de s'améliorer cessera bientôt d'être
bon.
Nous connaissons ce principe qui veut que les projets, à
leurs débuts, servent les autres puis, quand ils sont
bien établis, c'est nous qui devons servir au maintien
du projet. Nous en avons maintes fois fait l'expérience
dans l'Église. Nous avons continué, obstinément,
parce que nous n'étions pas prêts à prendre
un nouveau départ pour être là pour les autres.
Partir est un geste essentiel commun à de nombreux témoins
bibliques : Joseph et Marie, Abraham et Hagar, Jésus
et ses disciples. Au nom de Dieu, ils sont partis et ont fait
l'expérience que la grâce de Dieu voyageait avec
eux.
Traduction : Frédy Schmid
Source : Kirche + Welt, n° 2, 20 janvier
2005
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