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d'accueil
N°9
mai
2005
Editorial
Sommaire
Méditation
« Zoom sur... »
Le billet de notre
évêque
Vie de l'Eglise « Ça
y est : l'EMF intègre l'UEEM et l'UEEM change de
nom » -
« Quelques
« perles » spirituelles »
Conférence Centrale de l'EEM
de l'Europe du Centre et du Sud (CCECS)
« La crainte
n'est pas dans l'amour » (1Jn 4.18)
Du vécu « J'ai
touché l'amour du doigt »
Lu pour vous « Pour une éthique
biblique »
Spécial CPDH « Priorité
à l'éthique »
Réplique
« Personne ne prendra la place de
l'Eglise ! »
En bref « La Turquie et les droits
de l'homme »
Compte rendu annuel 2004-2005 Connexio
Carrefour des femmes
« Des racines
qui me portent » -
A vos agendas
Association Centre de Vacances de
Landersen « Lettre d'Information N° 6 »
Divers séjours
à Landersen
Billet des jeunes « Soirée
Hongroise »
« Merci »
Mots croisés
« La grille du mois »
Paroles
contact
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N°9 mai
2005
Bulletin
d'information francophone
de
l'Eglise Evangélique Méthodiste
(EEM)
UNITED
METHODIST CHURCH (UMC)
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Réplique
« Personne
ne prendra la place de l'Eglise ! »
En bref « La
Turquie et les droits de l'homme »
LE
BILLET D'HUMEUR
REPLIQUE
"Personne ne prendra la
place de l'Eglise!"
Grégoire
Chahinian
Pasteur
Le pasteur Grégoire Chahinian
(Montélimar) apporte ici sa réplique au pasteur
Claude Grunenwald qui justifiait l'intégration de la Turquie
à l'union Européenne en raison de ses antécédents
bibliques.
Ni les USA, ni la France, ni la Grèce, ni la Turquie Aucune
nation n'a pour vocation de révéler l'Evangile
de Jésus-Christ aux autres humains ! Christ, le chef
de l'Eglise, a confié cette mission à son Eglise,
et à son Eglise seule !
Je reçois volontiers l'exhortation de Claude Grunenwald
de prier pour les Turcs de nos villes et de nos régions ;
de les bénir dans le nom du Christ afin qu'ils découvrent
l'amour de Dieu pour eux Mais je ne le suis pas lorsqu'il pense
que Dieu aurait pour la Turquie en tant qu'Etat ou nation (ou
pour tout autre peuple terrestre) un projet spécial.
Le NT démontre qu'avec la venue de Jésus-Christ
le nationalisme n'est plus l'unité de choix du Dieu biblique :
l'individu prime sur la nation, la foi en Christ prime sur le
nationalisme, l'Eglise prime sur le particularisme ethnique !
Il n'y a plus ni Grec, ni Juif, ni circoncis, ni incirconcis
(Col. 3.11 ; Ga 3.28) : la clarté
du texte est parallèle à sa force, et c'est là
tout le sens de l'expérience chrétienne de l'apôtre
Paul et de son ministère (Phil. 3.4-8). Si l'exclusivisme
hébreu n'a plus raison d'être après le Christ,
à combien plus forte raison les autres nations n'ont pas
de rôle spécial dans le plan de Dieu !
D'ailleurs, même dans l'AT, où le nationalisme hébreu
est prépondérant, Dieu montre déjà,
en filigrane c'est vrai, que son regard va s'ouvrir à
d'autres nations : ainsi le Seigneur de l'Ancienne Alliance accueille
déjà dans son peuple spirituel des « goïm » !
C'est à l'Eglise, et à l'Eglise seule, composée
des croyants de toute race ou de tout peuple, que le Christ confie
la mission de vivre l'Evangile et de le proclamer. Que dans l'Eglise
il y ait des Turcs, oui ! Beaucoup de Turcs, oui, parce
que devenus disciples du Christ, mais pas la Turquie en tant
que nation.
Personne ne prendra la place de l'Eglise pour accomplir sa sainte
vocation ! Personne ! Vraiment ? Ah ! J'oubliais :
le Seigneur Jésus a dit que seules les pierres crieraient
à la place de ses disciples s'ils venaient à faillir
(Lc 19.40) !
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En
bref
La Turquie et les droits de l'homme
JP.W
Si déjà nous évoquons la question de l'adhésion
de la Turquie à l'Union Européenne, nous ne pouvons
pas faire l'impasse sur les multiples manquements aux Droits
de l'homme de cet Etat que l'on dit en voie de démocratisation.
Le peuple arménien a vécu un génocide toujours
encore nié par le pouvoir en place. Ce fut le premier
génocide du second millénaire. Cette opération
de destruction massive fit 1,5 million de victimes du côté
arménien. Les autorités turques réfutent
jusqu'ici la thèse du génocide pourtant établie
clairement par les historiens. Le sort imparti à la minorité
kurde est aussi loin d'être satisfaisant aux dires des
premiers intéressés malgré les réformes
amorcées (cf. www.ofkparis.org).
Enfin le sort réservé à la minorité
chrétienne est loin d'être plus enviable, si l'on
en croit le mensuel « Le Levant » (N°83,
p.4/5 ; organe de l'Action Chrétienne en Orient) :
elle « vit entre tracasseries et espérances ».
Qu'ils soient chrétiens de longue date ou fraîchement
convertis, tous souffrent d'un déni de reconnaissance.
Citoyens de seconde zone, ils n'accèdent pas à
certains postes de responsabilité réservés
à des Turcs musulmans. Quant aux communautés chrétiennes
en tant que telles, elles souffrent aussi de discriminations
sur le plan juridique : à défaut d'être
considérées comme une personnalité morale,
les églises chrétiennes en Turquie ne peuvent pas
enregistrer leurs biens : lieux de cultes, écoles,
monastères, cimetières. Seules des personnes privées
peuvent le faire. Et quand ces dernières meurent ou émigrent,
c'est l'Etat qui en hérite. Enfin l'Etat turc n'autorise
pas l'ouverture d'un Séminaire de formation théologique
sur place, comme s'il voulait à tout prix la disparition
de toute présence chrétienne dans le pays. Faut-il
pour autant refuser à ce pays l'accès à
l'Union Européenne ? Les chrétiens locaux
répondent pour leur part que l'intégration de leur
pays à l'UE aurait des conséquences bénéfiques
pour eux sur le plan des libertés. Affaire à suivre
avec attention et compassion pour les victimes quelles qu'elles
soient.
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