Comment des
personnes qui ont choisi ou ont dû se résoudre à
décider de vivre leur vie en tant que célibataire,
c’est-à-dire en tant que personne seule, sont-elles
accueillies dans nos paroisses ?
Nos paroisses fonctionnent dans l’optique des familles et cela
signifie que les célibataires semblent souvent ne pas être
totalement intégrés à notre culture paroissiale.
Il est certes confortable de faire appel à des
célibataires très engagés pour s’occuper de
nombreux services dans la paroisse. Ils/elles sont plus disponibles que
des pères ou des mères de famille. Malgré tout,
les célibataires ne sont pas intégrés dans la
communauté de la même façon. Cela vaut tout autant
pour nos pasteurs et pasteures vivant seuls/seules.
Pourquoi celles et ceux qui vivent en célibataires doivent-ils
s’en expliquer ? Là où cela devient difficile,
c’est quand des femmes ou des hommes vivant seuls partagent leur
logement ou passent une bonne partie de leur temps libre avec une amie
ou un ami. Des suppositions hâtives se répandent, selon
lesquelles ils/elles pourraient être homosexuels/homosexuelles.
Nous avons perdu la notion des modèles de l’amitié.
David et Jonathan ou Ruth et Naomi sont des exemples bibliques. Au
temps de l’idéalisme, ils ont été
célébrés comme modèles de
« vraie amitié ». Une femme vivant seule
m’a déclaré que c’est un gros travail pour
elle de toujours s’organiser de manière à
n’être jamais seule. Nos paroisses axées sur la
famille ne prennent pas suffisamment au sérieux leur tâche
de mieux intégrer les célibataires dans la famille
communautaire.
*) Note du traducteur :
l’évêque a utilisé le mot anglais
« single », passé dans le langage courant
dans les pays germanophones.
Traducteur : Frédy Schmid
Source : Kirche + Welt, n° 6, 24 mars 2005