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N°13

Octobre
2005

Sommaire

Editorial

Méditation « La paternité de Dieu » par Pascal Gaudin

Partager sa foi dans l'espace public -  Billet d’humeur « La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat a 100 ans ! » par Bernard Gisquet - « La Parole dans les collèges et lycées - Pourquoi ne pas créer une « aumônerie » ! » Appel aux Eglises de la Ligue pour la Lecture de la Bible (LLB) par Laurence Belling - Billet d’humeur - « EEM : vers quel témoignage public chrétien ? » par Grégoire Chahinian« Plaidoyer pour une laïcité ouverte ... à la spiritualité » par JP Waechter - Micro-trottoir « Foi et laïcité » Propos recueillis par Béatrice Sigrist - « La laïcité » selon Jean-Paul Willaime - « Ils ont dit » - « Les protestants témoignent sans peur ni reproche » par Jean-Arnold de Clermont

Lu pour vous, par Samuel Lauber

« Vous avez dit : Comité Connexio du District Francophone ? Du nouveau chez Connexio » par Emile Fath 

 « A vos agendas » Colloque universitaire œcuménique à Lyon « Le dialogue œcuménique à l’écoute de la tradition juive » - Journée Nationale des Cannes Blanches

« Retour une Conférence » par Bernard Lehmann

Le billet de notre évêque « Plus d’attention des uns pour les autres »

Mots croisés - La grille du mois par JP Waechter

Prière Libre « Exprimer sa foi dans l’espace public » par Bernard Lehmann


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N°13 Octobre 2005
 
 
Bulletin d'information francophone
de l'Eglise Evangélique Méthodiste
(EEM)
 United Methodist Church (UMC)

Méditation

La paternité de Dieu

Pascal Gaudin Pasteur
Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont enfants de Dieu, Car l’Esprit que vous avez reçu n’est pas un esprit qui vous rende esclaves et vous remplisse encore de peur, mais c’est l’Esprit Saint qui fait de vous des enfants de Dieu et qui nous permet de crier à Dieu : « Abba, ô mon Père ! » L’Esprit de Dieu atteste lui-même à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
Rm 8.14-16
La figure du Père
« Abba, Père ! » C’est sous ce terme évocateur que tout chrétien peut appeler Dieu. En effet, la foi personnelle en Jésus-Christ nous permet d’entrer dans une relation filiale avec le Tout-Puissant.
Dans l’Ancien Testament, le concept de Dieu en tant que père apparaît très rarement : 15 fois, en tout et pour tout ! Et, c’est plutôt dans le cadre de la relation avec son peuple dans son ensemble, ou bien dans la relation avec le roi en particulier, que se manifeste cette dimension paternelle de Dieu.
Dans le Judaïsme d’avant Jésus-Christ, c’est très occasionnellement que cette idée de Dieu père apparaît. Nous comprenons alors l’impact que produisent la vie et le message de Jésus pour les Juifs de son temps. Jésus, non seulement appelle Dieu « Abba, Père », mais, en plus, il demande à ses disciples de faire de même : Quand vous priez dites : Père ! (Lc 11.2).
La relation du Fils au Père
Bien sûr, de par sa nature divine, Jésus est le Fils unique de Dieu. À ce niveau, sa relation au Père reste exclusive. Mais, tout chrétien est appelé à vivre, d’une certaine façon, et jusqu’à un certain point, cette intimité au Père. Voilà pourquoi, Paul, dans sa lettre aux Romains, reprend l’expression affectueuse utilisée par Jésus :« Abba ».
Abba
illustrations tirées de « Ton bonheur, c'est quelqu'un » par Floris (Editions des Béatitudes)
Ce terme est un mot Araméen, langue courante utilisée au Moyen-Orient, à l’époque du Christ et des apôtres. D’après les spécialistes en linguistique, sa signification se situe à mi-chemin entre le mot « papa » et le mot « père ».
Il reflète, à la fois l’affection, la proximité et le respect ; ce qui a conduit certaines versions modernes à traduire le mot « abba » par « ô mon père ».
illustrations tirées de « Ton bonheur, c'est quelqu'un » par Floris (Editions des Béatitudes)
En réponse à notre foi personnelle en Christ, Dieu fait de nous ses enfants d’adoptions. Pour cela, il nous donne son Esprit ; l’Esprit-Saint qui nous conduit à appeler Dieu : « Père ».
Dans sa lettre aux Galates, ch 4, v 6, l’apôtre Paul résume cette expérience merveilleuse : Pour prouver que vous êtes bien ses enfants, Dieu a envoyé dans notre coeur l’Esprit de son Fils, l’Esprit qui crie : Abba, Père.
Notre relation au Père
Vivons-nous cette relation personnelle et intime avec le Père ?
En effet, nous pouvons être un véritable disciple de Jésus, tout en n’expérimentant pas cette dimension filiale avec Dieu le Père. Nous l’appelons « Seigneur », ou bien « mon Dieu », ou encore « Éternel », mais nous n’arrivons pas à l’appeler « Père ». Il y a dans notre coeur un blocage. Il manque à notre vie la dimension bienfaisante et guérissante d’une relation au père céleste.
Ce vécu relationnel ressemble à celui de l’enfant qui trouve dans le soutien paternel une sécurité affective et une protection contre les menaces qui l’entourent. Comme l’écrit le psychologue et psychanalyste Jean-Louis Richardeau : « La présence du père et ses paroles constructrices vis-à-vis de son enfant sont un rempart contre l’angoisse et la dépression ».
L’absence physique ou relationnelle du père est un des éléments qui peuvent ainsi empêcher un être humain d’avancer dans la vie, pouvant même littéralement lui « couper les jambes », comme l’illustre de façon saisissante cette histoire vraie :
illustrations tirées de « Ton bonheur, c'est quelqu'un » par Floris (Editions des Béatitudes)
L'histoire de Fanny
Fanny est une petite fille issue d’une liaison de sa mère. Elle a quatre ans et n’a aucun souvenir de son père. Depuis peu elle souffre d’un mal étrange : elle ne peut plus marcher. Elle dit que quand elle essaye, cela lui fait très mal. Elle pleure même, lorsque sa mère veut la faire avancer sur ses jambes. Sa maman, avant d’amener Fanny chez le docteur, fait part de ce problème à sa sœur. Celle-ci a une relation privilégiée avec sa petite-nièce. Alors qu’elles sont toutes les deux seules, cette tata parle avec Fanny. Dans la discussion, la petite lui dit : moi, je n’ai pas de papa ! Sa tante cherche alors à savoir comment sa nièce s’est mis cette idée dans la tête. L’enfant lui dit avoir demandé à sa maman qui était son papa, et que celle-ci lui a répondu qu’elle n’en avait pas. La tante explique alors à Fanny qu’elle aussi a un papa, mais qu’il a quitté sa maman quand elle était bébé. À la fin du repas qui suit, la tante dit à Fanny d’aller chercher une glace dans le congélateur, et la petite se lève et se remet à marcher tout naturellement.
Du père terrestre au Père céleste
Illustration extrême, mais bien réelle, de ce qui peut se produire chez un enfant, lorsqu’on le coupe de ses racines. Ce cas rappelle aussi l’influence du psychisme sur le physique.
Comme l’explique le docteur Paul Tournier, spécialiste en la matière, combien de personnes sont atteintes dans leur corps, parce qu’elles le sont d’abord dans leur esprit. Nous pouvons connaître de grandes difficultés à vivre une vraie communion avec notre Père céleste, à cause de l’absence physique ou relationnelle du père terrestre ou bien, à cause de souffrances liées à une mauvaise relation avec ce dernier. Mais, la Bonne Nouvelle, c’est que notre Dieu est vivant ! Il veut agir par son Esprit pour nous guérir et se révéler en tant que Père. Alors, remettons à Jésus ces souffrances, et demandons-lui de nous révéler le Père. S’il le faut, n’hésitons pas à demander un accompagnement pastoral ou une relation d’aide, afin que nous puissions être libérés et dire, nous aussi : « Abba, O mon Père ».

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