Les GE2I comprenez sous ce sigle les « Groupes et Eglises issus de limmigration » poussent comme des champignons en France, Suisse et Tunisie et ailleurs, comme en témoigne le dossier du mois. Demblée, elles intègrent avec succès des chrétiens de nationalités et darrière-plans ecclésiaux différents et nous donnent une leçon dhospitalité cuménique et interculturelle.
Le phénomène est général. Rien que dans la région Rhin/Ruhr en Allemagne, 35 églises francophones (essentiellement congolaises) sont recensées. La Grande-Bretagne abrite plus de 3 000 communautés multiculturelles, dont certaines comptent plus de 1 000 membres.
Chacune de nos églises locales intègre aussi des immigrés. Paraît-il que les Eglises protestantes en Italie sont formées à 60 % de chrétiens dorigine étrangères.
Ces Eglises sont un effet de la mondialisation et du mouvement migratoire des populations. Le phénomène est durable et nous oblige à la réflexion.
Ces communautés multiculturelles nous encouragent vivement à nous ouvrir davantage aux croyants dautres horizons culturels et cultuels. Acceptons volontiers de croiser les identités théologiques et culturelles. Que nos Eglises soient toujours davantage lieu daccueil et dhospitalité : létranger à nos portes ecclésiales est notre hôte à travers lequel le Seigneur en personne nous rencontre (Mt 25) !
La communauté chrétienne latino-américaine de Genève nous deviendra plus familière de même que léglise évangélique de Tunis. Elles deviennent des lieux dapprentissage de la tolérance, vertu chrétienne trop souvent oubliée comme nous le rappelle notre évêque Heinrich Bolleter dans son billet mensuel. L'exercice de cette vertu entre dans notre mission de témoin, voir le papier d'Etienne Rudolph.