Le pasteur J. R. Otge dénonce notre fâcheuse tendance à la superficialité.
Bien sûr que je métonne de la superficialité de nos contemporains ; tellement déléments manquent de profondeur et de recherche. Malheureusement, mon humeur devient alors morose parce que cela me renvoie à ma propre superficialité
Superficialité mais en quoi ?
Il est facile en effet de constater que la société vit sans chercher à connaître au-delà de ce quon lui ingurgite, de bien des manières. Sans tomber dans un jugement trop superficiel, pourquoi se comporte-t-on comme cela très souvent ? Cest vrai que ma nature humaine ne me pousse pas à lapprofondissement mais bien plutôt à la passivité ; la méthode à laquelle je suis fréquemment exposé est la répétition et non la réflexion (par exemple dans les publicités ou les sujets abordés régulièrement).
Vision à courte vue
On est sur les autoroutes de linfo : on possède bien des connaissances (de plus en pl
us), mais le point sensible, cest quon va tellement vite quon ne voit presque rien
On les possède mais sans les maîtriser. La devise de nos contemporains est bien souvent proche de celle du temps dEsaïe : Mangeons et buvons car demain nous mourrons ! Cette attitude résume lesprit de superficialité de lêtre humain dont la vie est basée sur le matériel, sans désir de considérer lavenir. Sur Emmanuelle disait : « Le nez dans le guidon, nous nous noyons dans la fête, la consommation et le travail, sans que jamais lhorizon de la route ne soit contemplé ».
Sur le plan spirituel
Sur le plan spirituel, il est facile dêtre superficiel tout en croyant posséder une foi profonde. Cest ce qui se passe quand on la compare à celle dautres personnes ; cest la foi du pharisien dont Jésus a montré la vanité et la superficialité (Lc 18.9-l4). Bien sûr, il est facile de se contenter du culte hebdomadaire pour nourrir la foi ou de ce que lon fait pour Dieu, style le jeune homme riche qui se croyait riche de ses uvres pour Dieu sans sengager entièrement pour suivre Jésus (Mt 19.16-22). Quant à ma vie de sanctification, si ce sont mes désirs qui la gouvernent, elle est bien superficielle ! Tout comme quand ma vie de prière se réduit seulement à des demandes relatives à mes besoins. Sache que dans la période finale de lhistoire, [
] les hommes resteront attachés aux pratiques extérieures de la religion mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force (2 Tm 3.1,5).
Dures conséquences
La conception « mangeons-et-buvons » ne fait que souligner la vanité dune vie qui conduit à la déchéance. Quand laspect matériel domine la vie, le travail, les relations, tout se détériore. La licence sur le plan sexuel est de plus en plus la norme ; les relations affectives ne peuvent être solides ni envisagées dans la durée. Les conséquences dune superficialité religieuse ne conduisent souvent quau rejet de Dieu ; quand la vie avec Dieu nest pas profonde, lorsque le vent et la pluie arrivent, cest facilement lincompréhension et même laccusation. Louis Pasteur disait : « Un peu de science éloigne de Dieu ; beaucoup de science y ramène ».
Et linsatisfaction devient chronique
Toujours plus ! Toujours plus dargent pour en manquer en fin de compte et rester insatisfait : cétait déjà le constat de lEcclésiaste, il y a 3 000 ans
Par rapport à la superficialité dans la vie affective et sexuelle en dehors du cadre que Dieu a donné, cest la désillusion que provoquent de nouvelles conquêtes. Semblable au jeune homme riche de lEvangile qui, dans son refus de sengager entièrement avec Jésus, sen est allé « tout triste », le croyant superficiel ne peut connaître de joie épanouissante. Sur quoi ma vie est-elle fondée ? Sur des aspirations de facilité, de passivité, de refus de mengager pour Dieu ? Ah oui
Pour réfléchir un peu plus profondément, il est conseillé de lire Col 3.1-4 et Mt 7.24-27.