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N°18

Mars 2006

Sommaire

Editorial

 

Méditation - « Afin que le monde connaisse Jésus-Christ ! » (Jn 13.31-14.31) par Grégoire Chahinian

Le billet à Théophile - « Communiquez, SVP ! » par Samuel Lauber

Le billet de notre évêque - « Suisse — Brésil » par l'évêque Heinrich Bolleter - « L’eau, c’est la vie ! » - « Des propositions » - « Le COE souligne l’importance de l’eau pour la vie »

Séminaire d’évangélisation pour l’Europe francophone Sète 2006 - « L’évangélisation selon le mode haïtien » Interview du pasteur Montreuil F. Milord - « Réaliser le rêve de sa vie grâce à une bourse » - « Urgence, Urgence, Urgence… »

Le billet diaconal - « Vers une relève laïque de notre diaconie traditionnelle » par Dr Michel Weyer - Le credo social

Agenda: Conférence Annuelle 2006 - Aumôneries protestantes - Forum National Jeunesse
Traces06 - Camp & Colonie Tipi Ardent

Le billet Connexio - Recension de livres par Étienne Rudolph

Mots croisés La grille du mois par JP Waechter

Une prière pour l'eau


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Bulletin d'information francophone
de l'Eglise Evangélique Méthodiste
(EEM)
 United Methodist Church (UMC)

N°18 MARS 2006

Le billet diaconal
Vers une relève laïque de notre diaconie traditionnelle
Dr Michel Weyer,
pasteur et président de l’association Béthesda

Le pasteur Michel Weyer inaugure ce mois-ci dans En route une nouvelle rubrique portant sur l’engagement social et diaconal de l’Église. Tout engagement missionnaire a son volet social. Sur la forme, il varie suivant l’espace et le temps, mais sur le fond, il exprime toujours et encore l’amour du Christ pour les humains. La chronique mensuelle se focalisera à chaque fois sur une facette différente de cet engagement social. JP.W

La diaconie change de formes
Les coiffes blanches des diaconesses ne sont plus aussi visibles que dans le passé. Ces femmes de foi nous sont longtemps apparues comme le symbole de l’engagement chrétien dans notre société. Faut-il interpréter leur raréfaction comme le signe de l’épuisement de la diaconie ? Certainement pas ! Si cette forme d’engagement s’essouffle, cela ne saurait signifier que le service lui-même batte en retraite. Nos maisons de diaconesses sont effectivement en voie d’extinction, mais la relève est là. Parce que l’esprit d’alors n’est pas mort, et qu’il continue à produire ses fruits, certes, sous d’autres formes et d’autres couleurs.
Sans perdre la forme
Les Méthodistes sont engagés un peu partout dans le monde. Présents dans quelque 96 pays de la planète, la large palette de nos prestations de services va de l’humble et difficile travail au sein de tel ou tel centre urbain qui recueille malades de la drogue, personnes âgées ou enfants de rue, au Chili, en Russie, en Allemagne ou ailleurs, jusqu’aux vastes programmes de reconstruction d’UMCOR (Œuvre d’Entraide et de Secours de l’EEM) dans les pays ravagés par la guerre, en passant par l’action auprès des victimes de l’ouragan qui a dévasté la Louisiane. Notre Église peut faire état d’une multitude de réalisations, projets et programmes sociodiaconaux qui démontrent que le slogan de son fondateur est bien toujours en vigueur en son sein : Le monde est ma paroisse !
La foi agissante par l’amour
John Wesley, pasteur et professeur d’université à l’origine du mouvement de réveil méthodiste en pleine révolution industrielle et crise sociale de l’Angleterre du XVIIIe siècle, aimait à rappeler que la religion ne peut être que sociale, répétant à l’envi que la foi d’un Méthodiste ne peut être que la foi agissante par l’amour. Les Méthodistes ne prétendent nullement avoir le monopole de cette foi ; ils l’ont en partage avec tous les chrétiens. Mais un Méthodiste authentique insistera toujours avec une vigueur particulière sur le fait que l’action ne saurait être une option pour lui : sa foi implique nécessairement un engagement au bénéfice du prochain fragilisé au sein d’une société qui a toujours tendance à négliger et humilier ses maillons faibles.
Nos œuvres s’adaptent au monde qui change
Pour être efficace et adapté aux besoins, notre engagement ne peut se borner à l’acte individuel de charité chrétienne. Il nécessite aussi cette forme collective et organisée qui met en commun et coordonne nos efforts, compétences et moyens individuels. C’est tout le sens de nos associations, venues s’ajouter à nos paroisses. Dans le passé, elles ont réalisé de grandes et belles choses. Leur pérennisation exige qu’elles s’adaptent aux situations nouvelles et trouvent le courage d’opérer les indispensables changements. Ce renouvellement est amorcé au sein d’un Diaconat Béthesda qui redessine son projet associatif pour le rendre plus ambitieux, efficace et approprié à notre temps, plus ouvert aussi à la totalité du peuple chrétien.
Béthesda aussi
Les diaconesses ont été les chevilles ouvrières de l’œuvre diaconale et continuent à servir dans la mesure de leurs forces et moyens. Néanmoins, ce sont aujourd’hui des chrétiens engagés ou des professionnels laïcs partageant nos valeurs qui portent et mettent en œuvre l’essentiel de la diaconie. La Congrégation des Diaconesses de Béthesda accueillira toujours des candidatures à un engagement sous le signe du célibat et de la coiffe. Mais c’est à l’association Diaconat Béthesda qu’il revient d’offrir demain les formes concrètes d’engagement à quiconque recherche une participation à la mission sociale de l’église sans pour autant entrer dans une vie communautaire réglée.
Assurer la relève laïque
Saurons-nous assurer cette relève laïque ? La raréfaction des vocations diaconales traditionnelles nous interroge. N’est-elle pas aussi le reflet de la tendance générale actuelle qui se détourne du projet collectif pour se réfugier frileusement dans le projet de vie individuel ? Les chrétiens ne résisteront à cette dangereuse tentation qu’en se souvenant sans relâche que l’engagement sociodiaconal n’est pas une option pour ceux qui auraient une fibre sociale particulière. L’association Bethesda vous appelle donc à venir grossir ses rangs : Participez à ses projets à court, à moyen et à long terme ! Soutenez ses réalisations ! Venez inspirer sa stratégie pour demain ! Notre diaconie nécessite du sang neuf, des compétences plus diversifiées, des bénévoles plus nombreux, une passion renouvelée – la vôtre.


« Rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres » (Ga 5.13) de Waldemar Mandzel avec l'aimable autorisation de l'éditeur LLB

Le credo social
Nous croyons en Dieu, le créateur du monde, en Jésus-Christ, le sauveur de toute créature, et au Saint-Esprit, qui nous fait connaître les dons de Dieu. Nous reconnaissons avoir souvent mésusé de ces dons, et nous regrettons notre faute.
Nous affirmons que la nature est l'oeuvre du Dieu créateur. Nous voulons la préserver et l'utiliser de manière responsable.
Nous acceptons avec reconnaissance les différentes formes de communautés humaines.
Nous luttons pour le droit de chacun à l'épanouissement dans la société.
Nous nous engageons pour le droit et le devoir de chacun de contribuer au bien de l'individu et de la société.
Nous nous engageons pour le triomphe de la justice et la disparition de la misère.
Nous voulons contribuer à la paix universelle et prenons fait et cause pour le droit et la justice parmi les nations. Nous témoignons notre solidarité avec les défavorisés en partageant nos moyens d'existence avec eux.
Nous considérons cela comme une réponse à l'amour de Dieu. Nous reconnaissons la parole de Dieu comme critère de toute activité humaine, aujourd'hui et dans l'avenir.
Nous croyons en la victoire présente et définitive de Dieu. Nous acceptons sa mission de vivre l'Evangile dans le monde d'aujourd'hui. Amen
Extrait de « Liturgie à l’usage des Eglises Méthodistes d’expression française » (CCECS, Zurich, 1985)

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