Connexio
Mon séjour au Zimbabwe
Nausicaa Meissner
Il y a de cela un an jai choisi de partir en Afrique au travers de Connexio. Ce que je désirais surtout, était de me rendre utile du mieux que je le pouvais mais en gardant un lien direct avec le métier que jexerçais et que jexerce encore aujourdhui en France : préparatrice en pharmacie.
Après plusieurs discussions avec les membres de Connexio, notre choix sest porté sur une station missionnaire au Zimbabwe (au nord de lAfrique du Sud). Je suis donc partie à Mutambara pour un séjour de trois mois.

Mon travail là-bas consistait principalement à expliquer à quoi servaient les différents médicaments. Il faut savoir que la majorité des médicaments arrivent grâce à des dons des Etats-Unis ; mais environ une fois par mois une commande est faite par lhôpital à un grossiste. Les différents médicaments disponibles dans le pays sont répartis dans tous les hôpitaux en fonction de leur importance. Il nétait donc pas facile davoir tout ce quil fallait pour bien soigner les malades. Pour ma part, je nai malheureusement pas pu délivrer de médicaments car je ne possédais quun visa touristique.
Lors de mon séjour, jai également pu accompagner un groupe dinfirmières pour

des visites à domiciles et lors de campagnes de vaccinations pour enfants dans des endroits très éloignés de lhôpital et parfois difficiles daccès. Cest lors de ces sorties que jai vraiment pu observer la pauvreté dans laquelle certaines familles vivaient. En plus dessayer de les soigner du mieux que lon pouvait nous les aidions avec quelques habits et un peu de nourriture (principalement des aliments de base : riz, sel, sucre
).
Lors de ces sorties, la visite dune famille en particulier ma beaucoup marquée. Cétait une famille de 8 petits enfants qui vivait seule avec leur grand-mère et leur mère, leur père étant décédé à la suite dune grave maladie. Aucun membre de la famille ne travaillait et ils navaient donc pas dargent pour acheter de la nourriture. Leur maison se composait uniquement de deux toutes petites pièces qui servaient à tout. Lors de notre visite, nous avons essayé de les aider avec un peu de nourriture.

Lors de mon séjour à Mutambara, jai également pu visiter lécole à plusieurs reprises. Le système scolaire est anglais, puisque le Zimbabwe est une ancienne colonie anglaise.
Tous les matins, lécole commence avec la montée de drapeau et lhymne national. Ensuite les différentes classes se répartissent dans les salles et commencent les cours. Les classes sont très nombreuses avec une moyenne de 40 à 45 élèves par classe. La durée dune leçon est denviron 30 minutes. Il est donc difficile pour les professeurs de voir si tous les élèves suivent correctement. Pour certains élèves, il est particulièrement difficile dapprendre langlais car ils ne parlent ni à la maison, ni entre camarades ; leur langue maternelle étant le shona. Pour ces élèves, les examens finaux sont très difficiles, car, bien que le Zimbabwe soit indépendant, les examens de fins détudes sont pour la majorité en anglais.
Ce que je retiens de ce séjour, cest dabord un accueil très chaleureux de la population. La majorité des personnes vivent pauvrement voire très pauvrement, mais vous accueillent toujours très chaleureusement avec joie et sourire. Quelle leçon à rapporter avec moi lorsque je suis rentrée en France.
Mort à 14 ans
Le témoignage extraordinaire dun jeune Cambodgien
Daniel Husser
Depuis plus dun an, le jeune Moniroath savait quil souffrait dun cancer. Son père Phalla, enseignant dans un collège et prédicateur laïque chargé dune paroisse villageoise, faisait tout son possible pour lui faire administrer les traitements

appropriés, ce qui lui demandait de fréquents et coûteux déplacements, avec son fils malade, vers un hôpital situé au Vietnam. LÉglise Méthodiste, y compris Connexio, leur a apporté leur soutien, par la prière et par laide financière, mais, hélas, la maladie a progressé inexorablement. Moniroath dut supporter, avec courage, lamputation de sa jambe droite, puis le cancer atteignit peu à peu dautres parties de son corps.
Utilisant le temps au mieux, Moniroath sefforçait, durant son séjour hospitalier qui se prolongeait, dapprendre la langue vietnamienne, pour pouvoir communiquer avec ses voisins et leur parler de sa foi en Jésus Christ. Beaucoup de ceux qui lentendaient furent impressionnés par son témoignage rayonnant et confiant, malgré laggravation visible de son état de santé.
Début juillet, nous avons reçu, de la part de la pasteure Jessica Tiong, surintendante du district de Kampong Thom, le message suivant qui nous a à la fois attristés et encouragés :
« Merci pour votre amour pour la famille de Peou Phalla.
Moniroath est décédé le 5 juillet, mais son décès était accompagné dun grand témoignage pour les gens de son entourage.
Nous avions cru perdre Moniroath déjà le 1er et le 2 juillet, mais il finit par reprendre conscience. Dans la nuit du 4 juillet il a beaucoup souffert ; il était momentanément inconscient, mais lorsquil reprit connaissance, il dit à ceux qui lentouraient quil avait été au ciel et quil y avait joué, dans leau, avec les poissons qui y nageaient. Il disait quil était tellement heureux et quil voyait Jésus au ciel.
Prenant congé de son père et de sa mère, il leur dit : « Je ne peux plus, par mes propres forces, retarder mon départ ; je vais vous quitter, mais pas pour toujours, car nous nous reverrons à nouveau dans le futur ». Quant à ses voisins et aux autres membres de sa famille, il les pria de ne pas pleurer.
Tous étaient étonnés et bouleversés par ce témoignage dont le père, Phalla, dit quil est dune grande consolation pour lui, car il est certain, maintenant, que Moniroath est réellement sauvé
»