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Sommaire Editorial

Méditation « Je suis la vérité » (Jn 14.6) par le pasteur René Lamey

Le billet de notre évêque « Est-ce moi que tu appelles ?» par l’évêque Patrick Streiff

Billet d’humeur « Du respect de Dieu » par le pasteur Samuel Lauber

Connexio « Aide aux enfants des rues de Kolwezi » par Andreas Stämpfli, directeur de Connexio

Le billet diaconal « Échos de l’Assemblée Générale du Diaconat Béthesda » par le pasteur Dr Michel Weyer

La vie de nos églises

Culte festif à Strasbourg « Accueillis – Guéris – Envoyés » par Daniel Husser

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Colmar « Une pasteure peut en cacher un autre… » par Lydie Schmidt - « Relève à Colmar et à Muntzenheim » par le pasteur Samuel Lauber

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« Servir le Seigneur à Béthesda-Mulhouse ou le bénévolat et nos Aînés » par Karine Barthelmé et Christiane Maurer

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Munster « Culte au son des trompettes au Foyer Caroline » par le pasteur Samuel Lauber - « Une bien belle journée » par Sylvie Fahrer

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Carrefour des Femmes en Suisse Romande : Week-end « J'annonce ma couleur » par Ursula Bachmann - A vos agendas : Week-end gastronomique « Epicez vos fêtes ! »

La grille du mois par JP Waechter

La vie de nos églises « Echos d’un camp - Résister » par Esther Flament


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N°24 OCTOBRE 2006
Méditation - Je suis la vérité... (Jn 14.6)

Pasteur René Lamey

On trouve dans les évangiles des affirmations de Jésus ou sur Jésus qui choquent parfois ceux qui les entendent ou les lisent, hier comme aujourd’hui. Par exemple, celle qu’on trouve dans l’évangile de Jn 14.6. Là, Jésus dit de lui-même : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Que veut dire Jésus quand il dit Je suis la vérité ; à quoi pensait-il ? Qu’a-t-on fait de cette proclamation, à travers l’histoire de l’église et du monde ? Le pasteur René Lamey tente d’apporter quelques réponses à ces questions.
Jésus, l’homme vrai par excellence
Tout le monde n’est pas nécessairement d’accord avec cette parole ; certains ont payé de leur vie le fait de l’affirmer haut et fort, d’autres ont péri parce qu’ils ont refusé de l’accepter… Je suis la vérité. À première vue, on pourrait s’étonner d’une telle déclaration et la juger un peu prétentieuse. Comment un homme peut-il prétendre posséder la vérité ? N’est-ce pas un peu orgueilleux ? Jésus peut prétendre à la vérité, il peut affirmer être la vérité :
- Non pas tant et seulement parce qu’il est le Fils de Dieu,
- Mais aussi et surtout parce qu’il a été vrai en toutes choses et envers tous.
Il a été vrai envers lui-même :
- Il n’a pas voulu être ce que les hommes voulaient qu’il soit – un roi, un chef politique, un juge, un guérisseur, un exorciste, un révolutionnaire ou quoi que ce soit d’autre,
- Il n’a pas dit ce que les hommes voulaient lui faire dire, ni sur Dieu, ni sur lui-même, ni sur les autres ; bien sûr, il a dit des choses sur Dieu, sur lui-même et sur les autres, mais il les a dites de lui-même et non pour satisfaire la curiosité ou pour amuser la galerie,

Le royaume de Dieu est présent là où des hommes agissent, et non là où seules de belles paroles résonnent. L’essentiel n’est pas l’apparent mais le vécu.

- Il est resté fidèle à ses convictions et à sa mission sans pour autant les imposer, tout en payant le prix de cette authenticité profonde envers lui-même.
Sans cacher ses émotions, il a été vrai avec les autres : pas de favoritisme, de parti pris, de différence entre ceux qui s’approchaient de lui. Il a été vrai envers Dieu. Autant dans sa joie de le servir que dans sa soumission volontaire, autant dans son engagement comme dans les « pourquoi » que le Fils fera monter vers son Père. Et dans cette vie véritable – parce qu’on ne peut pas vivre véritablement si on n’est pas vrai – Jésus a dit certaines vérités pas faciles à entendre à ceux qui n’étaient ni vrais envers eux-mêmes, ni vrais envers les autres, ni vrais envers Dieu.
Etre vrai jusqu’au bout
Il n’y a pas de vie véritable quand elle est vécue dans le mensonge, dans les demi-teintes, et dans les retournements de vestes. Si nous proclamons que Jésus est la vérité, alors ça ira plus loin que de le chanter, ça ira plus loin que de le mettre sur une banderole :
- Il y aura exigence d’être vrai,
- Il y aura exigence de cohérence entre nos paroles et nos actes, entre ce que nous croyons et ce que nous vivons.
- Il y aura appel à entrer dans une démarche de vérité et d’honnêteté envers soi, envers les autres et envers Dieu.
Mais il n’est pas facile d’être vrai, il y a risque d’être incompris, il y a risque de rejet et de souffrance, il y a le risque de la croix sur notre vie. Mais c’est le risque de la vie, c’est le risque de la santé morale et spirituelle (et même physique tant il est vrai que les contradictions internes finissent parfois par rendre malade telle partie de notre corps), mais c’est aussi le risque de la joie et celui de la liberté.
La vérité vous affranchira dira encore Jésus. Est libre celui qui est vrai. C’est une liberté qui se gagne et qu’il faut défendre sans cesse. Mais c’est aussi une liberté et une vérité qui ont besoin de sagesse. La vérité peut faire mal, elle peut blesser, il s’agit donc de la dire et de la vivre avec intelligence, bon sens et amour.
Je suis la vérité. Aujourd’hui, demain, chez nous, dans nos églises, dans le monde, le Seigneur nous invite à entrer dans cette démarche de vérité envers nous-mêmes, envers les autres et envers Dieu, sans l’imposer aux autres, et sans croire y être arrivé une fois pour toutes. Vivre dans la vérité, être vrai, c’est là le chemin, et il conduit vers la vie !

Le Christ me demande d’être en vérité et de ne pas disperser des énergies dans le futile. Alain Donius

Méditation en fichier pdf (584 ko)