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Sommaire

Editorial

Méditation : Devenir adulte dans l'union avec le Christ par le pasteur Jean-Ruben Otge

Billet d’humeur : « Heureux les doux » par Christophe Bruzi - Le « Dessein intelligent » - Les Béatitudes selon Joseph Folliet

Le billet de notre évêque : « Ne pas tout mettre dans le même panier » par l'évêque Patrick Streiff - Extraits de la « charta oecumenica »

Agenda : « Colloque sur la pauvreté... » 23 et 24 mars 2007 - Surfer net : 40 jours de SMS quotidien

Dossier « Eglise et Argent » : « Coup de projecteur sur les finances de l'Union » par Christian Waldmeyer - La gestion de Connexio

La vie de nos églises : Munster - « Un dimanche festif » par Jean-Jacques Fahrer - « Un concert mémorable » par Édith Jaeglé - « Le billet à Théophile » par le pasteur Samuel Lauber

La vie de notre Église - Landersen du 23 au 24 septembre 2006 « Familles, des lieux pour grandir » - « Du bonheur partagé » par Solange Mast - « Quand Dieu guide nos pas… » par Cécile De Belie - « Le vécu d'une monitrice de l'Ecole du Dimanche » par Astrid Poinsignon - « En ce qui concerne les jeunes de 14 ans et plus... » par Jean-Pierre - « Côté adultes : voici deux témoignages »

Agenda : « La création souffre, agissons ! 25 mars 2007 - Une journée pour l'environnement » - Droit de citer : Actes du Colloque du Liebfrauenberg « Vers une meilleure sauvegarde de la création. Développement durable, gestes civiques » Recension par le pasteur René Lamey

La grille du mois par JP Waechter

Pâques 2007 à Landersen


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Bulletin d'information francophone
de l'Eglise Evangélique Méthodiste
(EEM)

Union de l'Eglise Evangélique Méthodiste de France (UEEMF)
 United Methodist Church (UMC)

N°29 MARS 2007
Billet d'humeur "Heureux les doux" par Christophe Bruzi - responsable du Groupe Travail Jeunesse
Ces derniers mois, j’ai eu le déplaisir de regarder plusieurs reportages télévisés, très alarmants, dont je vous résume le propos : figurez-vous que la « droite chrétienne américaine » ferait pression avec un certain succès pour substituer dans les programmes scolaires une théorie d’inspiration créationniste, celle du « dessein intelligent », à la théorie darwinienne de l’évolution.

Scandale : en pensée journalistique commune, la théorie de Darwin c’est de la science, c’est-à-dire absolument vrai, et le créationnisme procède de la religion qui n’est qu’un archaïsme. Comment accepter alors que la seconde puisse s’imposer à la première ? Il se crée donc un front d’opposants à une telle ingérence dans les questions scientifiques…
Mais au fait, si j’ai bien compris, la « droite chrétienne américaine » c’est un lobby d’évangéliques américains actifs en politique dans le courant conservateur. On serait bien en mal de transposer de telles positions dans notre beau pays, mais pour beaucoup, les évangéliques, rebaptisés évangélistes, sont une émanation des États-Unis : vous et moi, nous sommes donc supposés a priori être du même avis qu’eux.
Ce qui a retenu mon attention, plus que le contenu de la théorie, c’est la manière dont, comme disciples du Christ, nous choisissons de propager nos idées : établir un rapport de force est sans doute le moyen le plus naturel de régler un différend. Celui qui décide, décide parce que c’est lui le chef, parce qu’il parle le plus fort, parce qu’il a la majorité avec lui ou tout simplement parce que personne ne peut l’en empêcher. Et comme chrétiens, nous avons, je crois, le devoir de proposer nos positions morales ou notre vision de la vérité en alternative à celles du monde environnant : mais ni la rectitude morale ni même la connaissance de la vérité ne sauvent. Et j’ai souvent peur qu’en cherchant à imposer ces dernières ou, pour prendre un exemple, en voulant faire interdire des films parce qu’ils calomnient notre Seigneur, nous n’endurcissions les cœurs. Nous voulons imposer aux autres des contraintes au nom de valeurs qu’ils ne partagent pas, ce qui nous rend incapables de leur faire entendre l’Évangile.

Imitons le Christ en choisissant la voie de l’humilité et du sacrifice pour accomplir son enseignement.

Quand le Christ est entré à Jérusalem, beaucoup l’acclamaient comme le Messie qui pourrait par la force les libérer de l’occupant : c’était notre façon de faire. Pour veiller et prier avec lui sur le Mont des Oliviers, personne n’a répondu présent : c’était sa façon de faire. Pour tirer l’épée quand on l’a arrêté, il s’est trouvé un homme courageux. Mais pour rester à ses côtés quand il s’est livré, il n’y avait plus personne.
Le Fils est exemplaire, dans le sens qu’il a abandonné sa gloire et sa puissance en s’abaissant pour nous secourir, quitte à endurer que nous l’humilions et le rabaissions plus encore. Alors, peut-être, est-on en droit de nous reprocher de ne pas être d‘excellents imitateurs du Christ, quand nous choisissons la voie du rapport de force pour imposer son enseignement, plutôt que celle de l’humilité et du sacrifice pour accomplir cet enseignement.

Illustration © Etienne Koning

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