Les contingences de la vie quotidienne et les réalités sociales du moment nous font perdre souvent le sens des perspectives et réduire notre élan et notre allant. Tout se passe comme si nous perdions alors de vue notre Compagnon de route, le Ressuscité, pourtant toujours présent à nos côtés. En période de déroute morale et spirituelle, avons-nous toujours suffisamment de cran pour humer la direction du vent de Dieu ? «As-tu vu le Vent ? » Certes, lEsprit de Dieu souffle comme Il le veut et quand il le veut, mais son action et ses directives ne nous sont pas nécessairement étrangères, vu son action souterraine dans nos curs en permanence.
Nouvellement affecté à léglise de Saint-Imier, le pasteur Hocine Kaci-Amer souligne la nécessité pour chacun de nous de puiser énergie, puissance et sagesse dans la communion du Ressuscité.
Pour peu que nous ouvrions les yeux, nous découvrons alors la vie et la puissance foisonnantes du Ressuscité, à luvre actuellement dans le centre du Landersen aujourdhui en pleine convalescence. Nous tirons aussi force et encouragement de nos frères coréens entamant avec modestie et dévouement un travail pionnier remarquable en Roumanie et en Bulgarie.
De la modestie et de la persévérance, il en faut aussi dans le dialogue cuménique en cours de la base au sommet pour surmonter divisions et divergences, ce que soulignent à juste titre Christophe Bruzi dans son billet dhumeur mais aussi les délégués du 3e rassemblement cuménique européen à Sibiu. Leur déclaration finale mérite la plus large diffusion (voir eemni :
http://eemnews.umc-europe.org/2007/septembre/17-03.php). Je ne résiste pas à lenvie de vous citer quelques-unes de ses phrases chocs en guise de conclusion :
«La Parole de Dieu nous dérange et dérange notre culture européenne : ceux qui vivent ne devraient plus vivre pour eux-mêmes mais pour celui qui est mort pour eux et qui a été ressuscité ! Les chrétiens devraient être libérés de la peur et de lavarice insatiable qui nous poussent à vivre pour nous-mêmes, impuissants, étroits desprit et recroquevillés sur nous-mêmes. Notre confiance en lénergie transformatrice de la lumière du Christ est plus forte que la nuit de la résignation, du fatalisme, de la peur et de lindifférence.
La lumière du Christ nous conduit à vivre pour les autres et en communion les uns avec les autres».