LE CALME ET LA CONFIANCE, UNE FORCE!


David Loché, pasteur

Le calme et la confiance forgent en nous une force non négligeable jusque sur le terrain de la prière.

C’est dans le retour à Dieu et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l’avez pas voulu ! Es 30.15

À la fuite en avant et aux expédients

Face à la menace assyrienne, les dirigeants du peuple d’Israël n’avaient pas trouvé d’autre solution que de fuir pour se réfugier en Égypte. Ils disaient : nous fuirons à cheval. Ou bien : Nous irons sur des chars rapides. (v.16)

Ne sommes-nous pas parfois comme ces dirigeants qui fuient devant les problèmes insolubles à vue humaine sur lesquels, pourtant, Dieu est souverain. La plus grande erreur des chefs d’Israël, c’est de se reposer sur leurs propres solutions pour échapper aux défis qui se présentent à eux.

Préférons la confiance

Nous avons tous entendu un jour une méditation sur le thème de la confiance en Dieu. Nous nous sommes tous dits qu’il s’agissait là d’une pensée encourageante. Pourtant, lorsque la tuile vient troubler la quiétude de notre existence, nous revenons toujours à nos vieux réflexes. Parce que le Maître tarde à répondre, ou parce que les situations nous semblent insolubles, nous croyons pieusement qu’il nous faut nous en remettre à nos propres forces.

Méfions-nous des apparences

Nous vivons une époque dans laquelle le rôle de l’image est prépondérant. Il suffit d’observer les notables politiques ou artistes se mettre en valeur dans les médias. On existe parce qu’on se montre, il nous faut absolument faire pour exister. La légitimité de quelqu’un et de ce qu’il entreprend se mesure à ses résultats. Le succès se chiffre. Parfois, en tant que chrétiens, nous pouvons nous aussi être tentés d’agir de la sorte comme si nous avions besoin de prouver quelque chose aux autres ou à nous-mêmes.

Apprenons la prière

Il est un domaine pourtant qui semble échapper à cette tendance : La prière. Chaque semaine, lors des annonces, nous apprenons qu’un groupe de prière se réunit dans notre église. Il est pourtant si peu fréquenté. Pourquoi ? Peut-être parce que la prière est l’antidote contre l’activisme. Lorsque la prière devient une œuvre, on finit vite par s’assécher ou avoir les pensées vagabondes… Le moment de prière n’est plus central et finit par prendre trop de temps dans notre agenda chargé. Nos esprits conditionnés par la mentalité ambiante jugent la prière inutile et se perdent dans les activités. On ne prend plus le temps d’écouter Dieu.

Une relation de qualité avec Dieu

Nos démarches sont plus souvent motivées par le désir de faire que par le désir d’être, mais la prière ne fait pas partie des œuvres. Elle caractérise au contraire ceux qui veulent vivre ce qu’ils sont. Nos activités devraient plus découler de ce que nous sommes dans notre relation avec Dieu que de ce que nous devons faire. Lorsque nous sommes dans l’activisme, un jour ou l’autre, nous perdons pied parce que nous sommes confrontés à nos limites. Dieu nous dit : C’est dans le retour à Dieu et le repos que sera votre salut. C’est dans le calme et la confiance que sera votre force.

Dans les moments de prière et de communion avec notre Dieu, nous retrouvons les forces pour la journée et l’espérance qui dépasse toutes nos solutions humaines. C’est là aussi que nous reconnaissons la souveraineté de Dieu sur tous les événements, y compris ceux que nous ne maîtrisons pas.

Le calme, la confiance et le salut découlent d’une relation de qualité avec Dieu et celle-ci se vit dans la prière. Retournons à Dieu en prière, réapprenons à mettre la prière au centre car : l’Éternel attend pour vous faire grâce, ainsi il se lèvera pour avoir compassion de vous ; car l’Éternel est un Dieu juste : Heureux tous ceux qui espèrent en lui ! (v.18)

Photo : © Quentin Stoeffler

Méditation

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