ESPERER CONTRE TOUTE ESPERANCE

Pascal Gaudin, pasteur

« Par Jésus-Christ, vous croyez en Dieu qui l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, de telle sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu » 1Pi 1.21


Malgré les progrès réalisés dans beaucoup de domaines, notre monde occidental connaît un désenchantement sans mesure. Le pasteur Pascal Gaudin lui oppose l’espérance que le Christ dépose en nos cœurs.

Désenchantement

Depuis plusieurs années, nous remarquons une augmentation de l’inquiétude, du découragement et de la morosité chez un grand nombre de nos contemporains. Pour beaucoup d’observateurs, cela est dû au fait que nous vivons dans une société en « perte d’espoir », dans un monde qui a connu de grandes espérances et qui a été déçu par elles.

Perte des illusions

Certains ont cru, par exemple, que l’instruction pour tous allait délivrer l’humanité de ses maux. Ainsi, Jules Ferry, déclarait en 1880 : « La première chose à faire est de savoir lire. Nous disons cela, parce que nous croyons à la rectitude naturelle de l’esprit humain, au triomphe définitif du bien sur le mal, à la raison, à la démocratie ». Cette utopie, héritée des philosophies humanistes, vola en éclats quelques années plus tard, lors du déclenchement de la première guerre mondiale par des nations dites « civilisées ». Ce conflit ne fut d’ailleurs que le prélude du siècle le plus ensanglanté de l’histoire de l’humanité. Cruauté et barbarie se déchaînèrent partout, même dans les pays où la raison et la démocratie étaient présentes !

D’autres ont cru que les progrès réalisés par l’homme, dans les domaines scientifiques et technologiques, amèneraient cet âge d’or tant espéré.

Malgré les progrès

Il est vrai que nous devons être reconnaissants de toutes ces avancées qui rendent notre vie plus sûre, plus agréable et qui allongent notre espérance de vie. Mais ces progrès ont engendré d’autres problèmes qui donnent à l’homme d’aujourd’hui de nouvelles raisons de déchanter. Pensons à la sururbanisation et à l’aliénation qu’elle entraîne pour le citadin. Citons aussi la pollution, avec ses multiples conséquences sur notre environnement et sur l’organisme de l’être humain. Ajoutons à cela les problèmes éthiques liés aux domaines de la génétique, et nous comprendrons pourquoi les espoirs liés aux progrès de la science et des technologies n’ont pas tenu toutes leurs promesses.

Malaise consommé

À ces espoirs déçus, nous pouvons ajouter celui de la « société de consommation » et ses multiples dérivés. Combien avaient espéré dans ce modèle économique et social ! Mais, là encore, malgré le bien-être que procure une certaine abondance matérielle, l’homme du XXIe siècle n’est pas aussi bien dans sa peau qu’il l’avait escompté. Il apprend à ses dépens que l’identité de l’être humain ne se construit pas sur les seuls verbes acheter, consommer ou avoir, ou sur les mots plaisir et loisir.

Après tous ces espoirs déçus nous comprenons combien le désenchantement de l’homme du XXIe siècle peut être grand !

Il nous ramène à la réalité que chacun doit affronter dans sa vie personnelle : nos attentes se réalisent rarement comme nous le souhaitons et, lorsqu’elles nous satisfont, nous découvrons qu’elles créent de nouveaux problèmes et de nouveaux soucis.

Mais alors, n’y a-t-il aucun espoir pour nous ?

Non, si nous croyons encore que nous pouvons nous débrouiller seuls, avec nos propres forces et nos seules ressources.

© Floris

La seule alternative

La seule espérance qui s’offre à nous, et qui subsiste au-delà des difficultés de notre vie présente, même, au-delà de notre mort, est celle qui repose sur Dieu et son œuvre parfaite accomplie par Jésus-Christ en notre faveur.

Pour celui qui accueille le message de l’Évangile, cette nouvelle espérance illumine sa vie terrestre, au sein même des difficultés, des échecs ou des déceptions. Une espérance qui n’est pas illusoire, selon la Parole de Dieu, et qui se trouve confirmée par l’expérience de millions d’hommes et de femmes. Comme l’écrit l’apôtre Paul : « Notre espérance ne risque pas d’être déçue, car Dieu a versé son amour dans notre cœur par l’Esprit Saint qu’il nous a donné ».

Les promesses de Dieu

Voilà pourquoi l’espérance chrétienne ne repose pas sur l’illusion d’une vie sans soucis ni souffrances, sans déceptions ni luttes, mais sur les promesses du Dieu qui nous offre, dès maintenant, une vie renouvelée, éclairée par sa Parole, animée par son Esprit et réjouie par sa présence.

Cher ami lecteur, as-tu reçu ce don parfait ? Vis-tu de cette foi, de cette espérance et de cet amour ? Si tel n’est pas le cas, je t’encourage à te tourner vers Jésus-Christ. Par Lui, Dieu veut te donner une espérance solide et fiable. « Car moi je connais les projets que j’ai conçus en votre faveur, déclare le Seigneur : ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance ». (Jr 29.11).

Méditation

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