L’Eglise Méthodiste au Chili a besoin de notre soutien

Carla Holmes

Donner de l’espérance aux pauvres et aux sans-voix

L’Église Méthodiste est une Église au Chili, qui s’implique en faveur des pauvres et des sans-voix. Presque toutes les communautés locales poursuivent ainsi un travail diaconal, soit seules soit avec d’autres communautés. Entre autres exemples, elles s’occupent de dispensaires, d’écoles agricoles, de centres de formation d’apprentis en métallurgie, d’écoles maternelles, d’écoles primaires et d’orphelinats pour filles. Dans son travail actuel, l’Église a le souci d’être le plus proche possible des humains. Connexio soutient son engagement et a besoin de vos dons. L’évêque Mario Martínez du Chili a répondu à nos questions :

Évêque Martínez, quelles sont les principales tâches de l’Église méthodiste du Chili ?

La tâche principale est, bien sûr, la proclamation de l’Évangile. En outre, l’église s’identifie fortement avec l’éducation. Elle administre dans tout le pays des écoles et des centres de formation qui sont une caractéristique de l’Église méthodiste du Chili. Un autre point est le travail diaconal social. Pendant la dictature militaire, l’Église méthodiste s’était fortement engagée dans la défense des droits de l’homme ; elle a été la première organisation au Chili à l’avoir fait. Aujourd’hui, elle gère différents types de foyers, apporte aide et conseils aux migrants, lance un programme de secours aux sinistrés, ainsi qu’un programme agricole parmi les populations autochtones mapuche et aymara.

Les conditions de vie des indigènes Mapuche du Sud du pays sont des plus simples

Au Chili, près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, et un autre quart à peine un peu plus. Grâce à votre don, des personnes de toutes les générations reçoivent un soutien matériel et spirituel.

Chili

Avec quelque 4,200 km de long et seulement 250 km de large, le Chili est à peine plus grand que la France. Un tiers des 13 millions d’habitants vivent dans la capitale Santiago. Environ 20 000 mapuches vivent encore dans les forêts de Temuco, au sud du pays. Sous la dictature militaire de Pinochet en 1973, les marchés étaient ouverts toute la nuit pour l’étranger. De nombreuses industries ne sont plus compétitives. Les salaires ont chuté, le chômage monte en flèche. Les soupes populaires lancées par les églises ont sauvé beaucoup de gens de la famine criante, le jour où le gouvernement n’avait pas versé les prestations de chômage. Le 11 mars 1990, le pays a célébré le retour à la démocratie. Aujourd’hui, près de la moitié de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté, et un autre quart à peine au-dessus. Le gouvernement conservateur actuel ne bénéficie pratiquement pas du soutien de la population, car il ne contribue guère à atténuer la détresse sociale.



Quels sont les principaux défis pour l’Église méthodiste du Chili ?

Nous voulons à la fois grandir dans la foi et être présents de manière si gnificative au sein de la société. L’Église méthodiste s’engage avant tout en des lieux où d’autres ne sont pas actifs. Aujourd’hui, son engagement concerne principalement le travail parmi les migrants, l’intervention en cas de catastrophes naturelles, la prise en charge d’enfants abandonnés, de jeunes et de personnes âgées sans famille et le soutien à la population indigène.

Que signifie pour vous le partenariat avec Connexio ?

Nous sommes très reconnaissants de l’appui que Connexio nous apporte depuis longtemps, à la fois dans le domaine financier et l’assistance pratique, par exemple, par le travail de Lukas Fankhauser. Je ne peux pas vous dire à quel point il est important de ne pas être seul, en dépit de la distance géographique, mais pris en charge par nos frères et sœurs du monde entier. Nous savons l’amour et l’effort consentis pour collecter l’argent que nous recevons, et nous avons l’intention d’utiliser et de gérer ces fonds aussi bien que possible.

Parmi les migrants, les jeunes et les enfants...

Où l’Église méthodiste du Chili a-t-elle actuellement le plus besoin d’argent ?

Il est d’une importance capitale pour notre Église de renforcer son travail avec les enfants et les jeunes, car ils sont l’avenir de l’Église. Nous manquons aussi d’argent pour la formation et la formation continue de nos pasteurs. C’est pourquoi nous envoyons nos candidats pasteurs pour une année de stage dans les communautés, dans l’espoir de recueillir assez d’argent d’ici 2013 pour leur permettre d'étudier. Le travail social diaconal, par exemple avec les migrants et la population indigène rurale, requiert un soutien financier.

L’EEM Suisse-France soutient au Chili

Sans les écoles de l’Eglise méthodiste, beaucoup d’enfants n’auraient pas accès à l’éducation.

Connexio

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