Henri Blanc, des vignes cévenoles aux vignes du Seigneur

Témoignage d’un Cévenol gagné au méthodisme dès sa prime jeunesse et engagé depuis dans son église locale.

Touché par la grâce

Dans la première moitié du 19e siècle, le réveil méthodiste est arrivé dans le midi de la France. Mon trisaïeul, touché par le message de la grâce, a adhéré à ce mouvement et depuis, la descendance ayant suivi, je suis né dans l’église méthodiste où, dès ma tendre enfance, j’ai appris à aimer le Seigneur Jésus. J’ai acquis là une instruction religieuse : « école du dimanche », catéchisme, cultes et réunions de jeunes le dimanche venant s’amalgamer à celle reçue dans la famille.

En apprentissage

L’Église méthodiste étant très proche de la « Ligue pour la lecture de la Bible », les premiers abonnés en France aux notes explicatives étaient de cette église. J’ai participé à des camps qui ont marqué mon cheminement spirituel et m’ont permis de rencontrer des jeunes venant de divers horizons ecclésiastiques.

Dans l’Église méthodiste, la maturité spirituelle des aînés que j’ai côtoyés, leur ouverture (engagement au sein de Jeunesse pour Christ et de ce fait collaboration avec des chrétiens d’autres familles spirituelles), leur esprit de service, leur consécration, leur vécu m’ont beaucoup aidé à me « construire ». C’était un grand privilège de bénéficier d’un tel accompagnement.

Prédicateur laïque

Très jeune, j’ai été « envoyé » comme prédicateur laïque (à mon corps défendant) dans les annexes de l’église d’Anduze (et il y en avait cinq à cette époque). Même si en ce temps-là il y avait trois ou quatre réunions de prédicateurs dans l’année, j’ai un peu souffert du manque de formation. Ce service a été pour moi très enrichissant : par l’obligation d’étudier la Bible, mais aussi par ce que j’ai pu recevoir des personnes qui fréquentaient les cultes. Dans ce service, l’exemple, la disponibilité et les encouragements de prédicateurs expérimentés dans l’église m’ont aussi beaucoup apporté. Je peux chanter : « Qu’il fait bon à ton service, Jésus mon Sauveur… ».

Membre du conseil

Très jeune aussi, j’ai été membre du conseil de l’église, puisque les prédicateurs en faisaient partie d’office. Je me sentais tout petit à côté des « colonnes » qui le composaient. Là aussi, la sagesse et l’exemple ont été formateurs. Et comme le disait un de nos anciens présidents : « le conseil, c’est le socle de l’église ».

En résumé, j’ai beaucoup reçu du Seigneur au travers de cette église. Elle m’a aidé à être le chrétien que je suis : membre de l’Église universelle, citoyen du ciel, et c’est cela le plus important.

Spécial méthodisme


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