Faire comprendre Noël à nos contemporains

Noël célèbre l’avènement du Christ. Évidence pour les uns et ineptie surannée pour les autres, la fête a perdu une partie de son cachet chrétien pour se pervertir progressivement en une immense foire commerciale et fête de famille. Alors comment faire comprendre à nos contemporains éloignés de la foi et aliénés de Dieu le sens et la portée du premier Noël ? L’article paraît simultanément dans la Revue adventiste et En route.

JP Waechter

S’il est dans l’année une fête parée de mille feux, c’est bel et bien Noël. Auréolée de guirlandes, cette fête est devenue au fil du temps une extravagance commerciale avec une débauche de cadeaux. Certes Noël est aussi synonyme de retrouvailles en famille : parents proches et éloignés partagent un bon « repas » et s’échangent des cadeaux autour de l’enfant roi, promesse d’un avenir radieux. Bref, Noël serait devenu aujourd’hui une grande fête de la consommation, sans âme et surtout sans le Christ. À l’opposé précisément du Noël initial !

À nous, chrétiens, de faire retrouver maintenant à nos contemporains le sens et la conscience du véritable Noël, l’avènement du Sauveur Jésus-Christ.

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Sondage opinions.lexeek.com

Est ce que Noël a un sens religieux pour vous ?


Dans l’ensemble, une importante minorité déclare que non (38,44 %) ; et une courte majorité déclare que oui (61,56 %)

http://opinions.lexeek.com/noel-sens-religieux-pour-vous-2a4fr/

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Sondages Ifop/Harris, déc 2012

Noël, la famille en fête

Pour une majorité de Français, Noël est surtout un moment de famille, de tradition qui rappelle l’enfance.

Les Français sont quasi-unanimes à considérer Noël avant tout comme « l’occasion de faire plaisir aux proches » (89 %) et « un moment de tradition qui rappelle son enfance » (89 %). Pour plus des trois-quarts (77 %) des personnes interrogées, le réveillon de Noël reste « une occasion unique de se retrouver en famille ». Six personnes sur dix passent ces vacances en famille. L’esprit de Noël pour 54 % des sondés, c’est partager le repas traditionnel de fête et profiter de son sapin et des décorations — même si 3 personnes sur dix se disent « allergiques » à cette ambiance.

Une fête commerciale

Pour autant, les Français sont conscients que Noël est devenu une « fête commerciale » : ils sont 81 % à le penser.

Une fête aussi religieuse

L’aspect religieux de Fête de la Nativité, n’a pas disparu : c’est le sens de Noël pour 68 % des Français. Seuls 52 % d’entre eux sont convaincus de la « nécessité de transmettre un message religieux aux enfants à cette occasion».

Un moment de solidarité

Le repli sur la sphère privée, familiale, va de pair avec un « affaiblissement de l’esprit de solidarité pendant Noël » : 57 % des Français assimilent Noël à un moment « où l’on se sent solidaire des pauvres et des isolés ».

Désir d’évasion

Deux tendances se développent :

d’une part la progression des vacances de ski, avec une hausse de 20 % et 18 % des fréquentations de Bourg-St-Maurice et Moutier, deux gares au pied des grandes stations alpines.

d’autre part, « l’envie » d’aller au soleil, même si elle ne se concrétise pas : 33 % des personnes interrogées, et surtout deux femmes sur cinq, aspirent à un « beau voyage ».

2 enquêtes publiées par Ouest-france.fr

Enquête Ifop-Sud Ouest réalisée du 11 au 13 décembre 2012 en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1 005 personnes de 18 ans et plus.

Enquête Harris réalisée en ligne du 30 novembre au 3 décembre 2012 auprès d’un échantillon représentatif de 1 782 individus âgés de 18 ans et plus.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Sondage.-Pour-les-Francais-Noel-c-est-d-abord-en-famille_55257-2146917_actu.Htm


Quoi qu’on en pense, Sa venue au monde a toujours du sens pour l’homme contemporain empêtré dans sa problématique séculaire : les conflits et les injustices perdurent et persistent dans notre monde tout comme la malnutrition, l’extrême pauvreté, l’oppression, les aliénations et les guerres malgré les progrès phénoménaux accomplis par ailleurs.

La misère ambiante appelle la miséricorde et l’Enfant de Bethléem s’engouffre dans la brèche pour ouvrir la voie au changement radical par l’offrande de sa vie qui le mènera de Bethléem à Golgotha, de la crèche à la croix.

Levain qui soulève l’espérance, Jésus est présent à tout jamais au cœur de notre histoire pour éclairer notre présent et l’avenir du monde. Il est « le Vivant » (Ap 1.18), « Celui qui est, qui était et qui vient » (Ap 1.4). « Devant lui tout genou doit fléchir, au ciel, sur terre et aux enfers, et toute langue doit proclamer qu’il est le Seigneur » (Ph 2.10-11).

La fête ne retrouvera toute sa saveur initiale qu’à l’unique condition que le Christ en devienne le centre.

Alors nos rencontres familiales de circonstance seront vécues avec bonheur comme un signe de la faveur divine et comme une marque de la réconciliation qu’Il nous a acquise. Alors cette fête sera un signe d’espérance pour toute la famille humaine, un signe de paix pour toutes les âmes en souffrance, un signe d’amour et de réconfort pour tous ceux qui se sentent seuls et abandonnés.

Au Noël prochain, joignons donc à nos paroles des actes significatifs qui montreront et démontreront tout alentour la réalité de Noël : rendons-nous solidaires des solitaires du soir. Ne laissons pas seul l’étranger sans famille ni le voisin isolé, parce que Jésus est né pauvre et s’est identifié au pauvre.

Noël, c’est la lumière qui fait irruption jusque dans nos ténèbres. Noël, c’est la naissance d’une présence qui prend fait et cause en faveur de notre humanité disloquée.

Puissions-nous de proche en proche transmettre aux autres ce message de paix par nos paroles et nos actes !

Seigneur Jésus, Toi que nous contemplons dans la pauvreté de Bethléem, rends-nous témoins de ton amour, de cet amour qui T’a poussé à te dépouiller de la gloire divine pour venir naître parmi les hommes et mourir pour nous.

Des abus à Jésus

J’ai également vu l’abus, l’excès des fêtes

où les hommes repus se vautrent tels des bêtes,

et tous ces maux de tête des lendemains de fête.

Noël, m’a dit Jésus, ce n’est pas le sapin,

et ce n’est pas non plus, ni la bûche, ni le vin.

Noël, c’est ma venue sur la terre du chagrin.

Et Noël aujourd’hui ? N’est-ce qu’un souvenir

Ou bien plutôt la vie de Christ qui veut venir

dans la crèche de ton cœur, après ton repentir ?

Quand tu comprendras

que c’est lui qui donne la joie chaque jour,

alors, Noël sera la fête du Christ régnant en toi.

(Extrait de « Noël aujourd’hui » de Paul Ettori)


Noël & solidarité


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