Allons plus loin



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Avec le pasteur Bertrand de Maleprade (Agde)


Fort de son expérience de pionnier, le pasteur Bertrand de Maleprade développe l’importance de ce travail des classes à la base, les petits commencements étant promis à un développement certain !

Un rappel

L’article sur le livre de Robert Schnase, « Five Practices of Fruitful Congregations » Abingdon Press, 2007, chapitre 3 : « Intentional faith development »

Ce qui distingue les communautés portant du fruit, traité dans En route, Septembre 2011, http://goo.gl/EKbplv

Ce qui a été dit ci-dessus et qui se vit dans ces exemples de ces fameuses « classes » méthodistes m’amène à aller encore plus loin.

Facteur Jethro

Dans ces classes qu’on appelle aussi cellules vivantes, John Wesley, même si à ma connaissance il ne le mentionne pas, a opéré une œuvre qui n’est pas sans ressembler à celle de Moïse après le conseil de son beau-père Jethro (Ex 18.21).

Effet démultiplicateur

En effet ces groupuscules permettent de structurer le peuple de Dieu, de soulager les pasteurs dans leurs responsabilités et surtout de développer la vie en faisant avant tout des disciples qui font des disciples. Ce dernier principe donne des fruits avérés. En effet, une cellule est amenée à se démultiplier sous l’influence de son conducteur, (on parlera plus facilement de « leader » aujourd’hui).

Imaginons qu’il faille 3 ans pour mettre en place une cellule de 12 personnes. À l’issue de ces 3 ans elle se divise en 2 : 7 d’un côté dont un nouveau leader issu du groupe et formé par le leader du commencement, et 5 de l’autre avec le leader du commencement, plus rodé au « métier », chacun redéveloppant son noyau. Imaginons encore que chacune de ces 2 cellules mette 3 ans à pouvoir se diviser (démultiplier) à nouveau. Nous avons ainsi au terme de 6 ans 4 cellules qui redémarrent. Rien d’extraordinaire sinon le fait que nous avons 24 disciples en 6 ans rodés au principe de la démultiplication… Cela vous paraît bien lent comme croissance ? C’est pourtant 768 disciples que nous aurons en 21 ans (48 en 9 ans, 96 en 12 ans, 192 en 15 ans et 384 en 18 ans) !!! Vous connaissez beaucoup de communautés évangéliques qui peuvent se réjouir d’avoir 768 soldats actifs (on ne parle pas ici de participants aux cultes mais de disciples !)? …Tout ça parce que des croyants éprouvent du plaisir à partager en cellules (12 personnes au maximum).

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Vertu de l’échange

En effet, en petit nombre, on échange beaucoup mieux à tous les niveaux et les expériences de la puissance du Saint-Esprit concernent tout le monde. On se sent acteur et non spectateur !… Et je ne vous parle pas du caractère bien plus festif, bien plus ludique de ces cellules… bien plus intimes. Car bien sûr, 2 à 4 fois par an, le groupe organise une activité (un barbecue ou bien l’arrangement du jardin d’une personne en difficulté !). Il est de bon ton aussi de faire un simple petit jeu pour briser la glace au début des rencontres, ceci est indispensable surtout en cas de nouvelles personnes, surtout si elles ne sont pas croyantes (en effet ces groupes ont un potentiel incontestable en matière d’évangélisation) !… et parfois ces « brise-glace » sont un moment de franche rigolade qui détend tout le monde.

À adapter !

Bien sûr, il faut adapter ces classes aux mentalités, cultures etc. Agen n’est pas Paris qui n’est pas Strasbourg ! Mais quoi qu’il en soit, c’est dans ces cellules que les non-croyants viennent le plus facilement, intimité oblige.

Merci cher John Wesley d’avoir réinitialisé ce mouvement que notre Seigneur a aussi utilisé avec 12 disciples en 3 ans de ministère.

Les classes, c’est classe !

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