CLIN DIEU "… Depuis la Béthania à Saint-Imier"

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Katia Paka

Notre soeur Katia, l’épouse du pasteur Théo Paka, démarre la première cette nouvelle rubrique consacrée au témoignage : dans chaque numéro sera relaté du vécu, de l’authentique à la seule gloire de Dieu. Ici, elle relate l’attention dont elle a été l’objet par la divine Providence en une heure difficile de sa vie.

C’était un dimanche de mai l’an dernier ; j’étais malade : un peu de fièvre, les globules blancs dans les chaussettes suite aux chimiothérapies, l’envie de rester sous la couette… pas question d’aller au culte, mais que pouvais-je faire pour que ce soit quand même un peu « dimanche » ?

J’ai choisi un livre dans la pile : « Mille cadeaux », de Ann Voskamp qui raconte combien toute sa famille s’était éloignée d’un Dieu qui leur semblait si dur, un Dieu qui avait laissé mourir sa petite sœur de 3 ans, écrasée par un camion qui manœuvrait… Plus tard, elle avait repris la Bible et avait été frappée par ce passage qui dit que « Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâce, le rompit et le donna à ses disciples… ». Après avoir rendu grâce. Le jour avant de mourir (il savait bien ce qui l’attendait), il remerciait Dieu! Cela m’a aussi frappé ce matin-là. Quelle belle invitation à voir la bouteille à demi-pleine, tout ce que je reçois déjà au quotidien et non seulement le vide, ce qui me manque ! Eucaristew Eucharisteô : l’action de grâce. Cariς Charis : la grâce. Cara Chara : la joie. Oui, voir tous les cadeaux sur ma route me donne de la joie.

À peine un quart d’heure plus tard, on a frappé à la porte : la personne qui distribuait la Sainte Cène avait pensé à moi et délégué une amie pour me l’apporter. Ce pain et ce vin ont pris pour moi ce jour-là une saveur particulière, celle d’un grand MERCI.

Le lendemain, une autre amie m’a fait savoir qu’elle avait lu un fort beau texte de Patrice de la Tour du Pin et qu’elle avait pensé à moi : et voilà encore la Cène qui me poursuivait avec l’auberge d’Emmaüs… je vous partage ce poème pour conclure :

« Tous les chemins du Dieu vivant mènent à Pâques, tous ceux de l’homme à son impasse : ne manquez pas au croisement l’auberge avec sa table basse car le Seigneur vous y attend.

N’attendez pas que votre chair soit déjà morte, n’hésitez pas, ouvrez la porte, demandez à Dieu, c’est lui qui sert, demandez tout, il vous l’apporte : il est le vivre et le couvert.

Mangez à votre faim, buvez de même à votre soif, la coupe est pleine ; ne courrez pas sur les chemins à Dieu sans que Dieu vienne : soyez les hommes de demain.

Prenez son corps dès maintenant, il vous convie à devenir eucharistie et vous verrez que Dieu vous prend, qu’Il vous héberge dans sa vie et vous fait hommes de son sang».

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