À la Convention du CNEF à Pontoise

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« …. Les évangéliques ont leur propre conception de la liberté d’expression, qui prend ses distances vis-à-vis d’un mouvement comme celui de "Je suis Charlie". Jacques Buchhold, doyen de la faculté libre de théologie de Vaux-sur-Seine, explique : "Comment user de la liberté d’expression pour détruire, caricaturer, et dire notre mépris des autres ? Si nous sommes libres de le dire, c’est pour aimer." Et de passer, en pleine réunion plénière, la chanson de Jacques Brel "Quand on n’a que l’amour"…

Évangéliques et musulmans

« En tant qu’évangéliques, on peut aller parler aux musulmans radicaux et aider l’État ».

À la pause déjeuner, trois étudiants de Vaux-sur-Seine échangent joyeusement : Zenchao Shin, chinois, David Mathieu, Français des Antilles et Benjamin Derœux, Français de métropole. Voilà un portrait bien représentatif de la relève évangélique française : très métissée, jeune et… masculine. Benjamin Derœux se destine à l’aumônerie militaire. Il définit la laïcité comme "la libre expression de nos opinions, puisque l’État est séparé". Mais une liberté encadrée, pour lutter notamment contre le racisme. "La liberté totale n’existe pas, sinon, ça dérape". Exemple : Dieudonné. Il estime cependant que Charlie Hebdo a également heurté des consciences, et souhaiterait que "la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres". Dans un climat de tensions exacerbées entre communautés, le jeune étudiant en théologie offre une idée originale : "En tant qu’évangéliques, on peut aller parler aux musulmans radicaux et aider l’État." C’est un fait que, dans certains quartiers de Seine-Saint-Denis, les évangéliques sont présents là où la police n’y est plus…

27 janvier 2015

Extrait de presse tiré de Réforme


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