Carrefour des femmes: les femmes de l’EMU-Résurrection se lancent...


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Programmée et annoncée, la réunion du lancement de Carrefour des femmes s’est tenue le samedi 3 janvier 2015, à 14h à l’église méthodiste unie Résurrection de Gennevilliers.

Plusieurs femmes ont répondu présentes à la rencontre conduite par l’étudiante en théologie Catherine Ehoussou. Après un moment de recueillement et de silence en présence du Seigneur, une prière a été dite par Catherine Ehoussou pour introduire le moment suivi d’une courte exhortation faite à partir de Ga 3.15-29.

Ce chapitre dans lequel l’apôtre Paul adresse une lettre à l’église de Galates, les exhortant sur la loi et la grâce. Il leur dit que Christ est venu nous racheter de la malédiction de la loi, permettant ainsi à ceux qui croient en Jésus-Christ d’accéder par la foi aux promesses de Dieu.

Mais dans le cadre de la rencontre, l’accent a été surtout mis sur le verset 28 : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. » 

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La sœur Catherine a expliqué au travers de ce verset que Christ est venu rétablir la femme dans sa place originelle selon le plan de Dieu ; « il n’y a plus ni homme ni femme » ; celle qui était exclue dans les sociétés anciennes était bien incluse dans le plan de Dieu depuis la création. C’est une grâce !

Avec le lancement du « Carrefour des femmes », les femmes de l’EMU Résurrection veulent prendre en main leur place dans l’Église.

Pour y parvenir, la feuille de route présentée aux participantes a fait une part belle aux prières. 

Les femmes se lanceront sur la solide base de la prière programmée une fois par mois pour une heure.

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Elles auront 3 thèmes d’étude pour l’année, et non des moindres : L’Église ; la femme dans l’Église ; le service chrétien / la discipline chrétienne.

Le but est de savoir ce qu’est véritablement l’Église, ce qu’est la femme dans l’Église, et de quelle manière elle pourra se mettre au service de l’Église.

En marge de ces principaux thèmes, les femmes ont discuté sur des propositions libres d’activités et en ont abordé les projets de fonctionnement :

Activités sociales

Ces activités seront menées à l’extérieur de l’église par le Carrefour des femmes sous couvert du réseau Connexio ; A cet effet, les participantes devront s’inspirer de la brochure des projets de Connexio mise à leur disposition et qui leur servira de base et d’aperçu de projets qui se font partout à travers le monde. Le Carrefour des femmes devra réfléchir et décider d’un projet d’activités à mener en dehors de l’église locale.

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Activités locales

Les activités locales seront celles qui seront menées par le Carrefour des femmes jusqu’à leur terme au sein de l’église Résurrection.

Quant à la fréquence des réunions, l’unanimité s’est faite autour d’une rencontre bimestrielle. 

Enfin, une bonne organisation chrétienne comme Carrefour des Femmes ne saurait exister sans une bonne structuration à sa tête. Aussi, les participantes devaient réfléchir sur les postes de responsabilité à pourvoir : une responsable, une secrétaire et une trésorière seront à élire pour un mandat de 4 (quatre) ans. Il est à noter qu’un bilan à mi-parcours, soit au bout de 2 ans, devra être fait par la responsable. Toutes les femmes ont été invitées à faire des propositions de noms de la future équipe dirigeante. 

C’est à l’issue de 2 rencontres qu’un groupe d’animatrices a été mis en place. Ce sont : Josette Anoh, Charlotte Meledje, Clémence Niava, Anne-Marie Gadji-Otili, Marie-Ange Vangah et Léa Dogo.

Puisse Dieu soutenir lui-même par sa sagesse les actions du Carrefour des femmes de l’EMU Résurrection.

Quelques paroles de femmes

 Charlotte Meledge

Philomène Ekissi : A qui s’adresse « Carrefour des Femmes » au sein de l’Église ?

Charlotte Meledge : Le Carrefour des Femmes, est un appel aux femmes, mais aussi un appel des femmes à toute l’Église, aux hommes, aux femmes, aux enfants, à tout le monde, parce que la femme est un organe vraiment important de la société. Si une femme est en Christ, c’est toute la nation qui sera éduquée dans le chemin du Christ car comme dit le dicton « quand on éduque une femme, on éduque toute une nation ». Une femme qui est en Christ entraîne toute sa famille vers le Christ et partant de là c’est toute la société qui s’améliore, si la femme elle-même s’améliore avec l’enseignement de Jésus.

 

Madeleine Gbéa

P.E. : Quel message doit transmettre le Carrefour des femmes ? 

Gbéa Madeleine : : Le Carrefour des femmes doit véhiculer un message d'amour, de fraternité et d'union entre toutes les femmes. L'entraide et la solidarité doivent se cultiver dans l'église autour du partage de la parole de Dieu ; La femme doit avoir la crainte de Dieu, car une femme vertueuse est celle qui a la crainte de Dieu. 

Clémence Niava

P.E. Quelles sont les actions que le Carrefour des femmes compte mener pour mobiliser toutes les femmes de Résurrection ?

Niava Clémence : Nous venons de démarrer le Carrefour des femmes et prions Dieu pour qu’il nous accorde un local plus agréable, afin de pouvoir organiser des journées, des déjeuners, des goûters, des moments de rencontre et de prière, autour de thèmes bien définis comme l’entraide et le service spirituel et matériel des femmes dans l’Église. Nous espérons avec l’aide de Dieu concrétiser très vite nos activités.

Josette Anoh

P.E. Pouvez-vous nous faire partager vos expériences sur le Carrefour des femmes, appelée Union féminine en Côte d’Ivoire ?

Josette Anoh : Effectivement, j’ai fait partie de l’Union féminine en Côte d’Ivoire. J’étais même dans le bureau national des actions sociales. Le Carrefour des femmes est une organisation qui regroupe des femmes méthodistes dans chaque église. Le bureau est composé d’une présidente appelée ici responsable, d’une secrétaire d’une trésorière et de conseillères qui sont des femmes beaucoup plus âgées. Nous avons eu à organiser beaucoup d’activités, comme des retraites spirituelles, l’aide aux malades, les visites dans les hôpitaux, les visites aux familles, les baptêmes, les mariages. Les femmes sont présentes dans l’Église. Surtout les regroupements concernant les activités spirituelles font beaucoup de bien, car après l’étude des thèmes proposés, les femmes échangent entre elles et prient les unes pour les autres, pour leurs familles, recommandent le pays et le monde à DIEU.

Alexandrine Latte 

Alexandrine Latte : Pour mon expérience de Carrefour des femmes, sinon Union Féminine en Côte d’Ivoire, je peux dire que lors de nos réunions, chaque femme exposait ses idées susceptibles de faire avancer l'union. Il nous arrivait de déléguer l'une de nos responsables pour participer à des rencontres à l'étranger et ramener de nouvelles idées. Nous cotisions aussi pour faire des dons, afin de soutenir des actions sociales. Nous avions même acheté un terrain à Dabou avec l'argent de nos cotisations et fait construire des logements pour les mettre en location.

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