Méditation - Le temps de l’Avent nous interpelle

Evêque Heinrich Bolleter

L’antidote à la peur et à la solitude, c’est la lumière de l’espérance pour l’évêque Heinrich Bolleter.

L’espoir de vivre de nouvelles choses avec Dieu et le courage d’oser entreprendre du neuf avec le Christ donne des ailes.

216820 473

Celui qui est en Christ est une nouvelle créature, pour lui tout se présente à neuf (2Co 5.17)

En novembre, les gens sont envahis par des sentiments de peur et de solitude. Les mots peur et peine n'ont pas seulement en commun de commencer tous deux par "pe"; tous deux décrivent ce que beaucoup de gens ressentent. Heureux celle ou celui qui réussit à s'évader du cercle vicieux de la peur. Au sixième siècle avant J-C, le peuple de l'Ancien Testament vivait en exil. Il était prisonnier de la peur et de la détresse. C'est la prière en commun qui l'a aidé à sortir du cercle vicieux de la peur. La troisième partie du livre d'Ésaïe nous a transmis la prière de ces exilés. Elle culmine dans le cri de détresse adressé à Dieu : Ah! Si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! (És 63.19) L'appel à ce Dieu qui se solidarise avec les humains est un appel du temps d'Avent. Dieu répond à cet appel : Mais quand est venu l'accomplissement du temps, Dieu a envoyé son Fils (Ga 4.4).


Et c'est ainsi que le temps de l'Avent nous interpelle : Est-ce que je comprends qu'en ce temps d'Avent, Dieu veut m'envoyer pour allumer la lumière de l'espérance dans les prisons de la peur ?

Traduction Frédy Schmid

Source : Kirche+Welt, n° 24, 9 décembre 2004

Toute remarque et tout courrier à propos d'EN ROUTE sont à adresser à En route - Tous droits réservés © UEEMF 2016