Assemblée générale de l'UEEM

osswald

D. OSSWALD accueille l'assemblée en souhaitant la bienvenue à chacun de nous.

Méditation
B. LEHMAN nous apporte la méditation. Chers frères, cette assemblée générale est un instant pour regarder vers Dieu, vers l'avenir, une exhortation à l'unité, comme Jésus le demande au Père pour les disciples "qu'ils soient un, comme nous sommes un". Ne courons pas le danger de nous enfermer dans nos peurs, la peur des chiffres en particulier. Mais réapprenons l'action de grâces. Et je voudrais vous soumettre les 4 thèses suivantes :
- l'action de grâces ne dépend pas seulement de nos émotions, mais ouvre sa main.
- l'action de grâces garde les écluses du ciel ouvertes, faites-en l'expérience par rapport à votre Église, au pasteur, à Landersen, à Bethesda, à Certitude, à votre conjoint et vous verrez si le Seigneur ne se met pas à agir.
- l'action de grâces est une attitude de vie qui réveille. Comme une denrée périssable perd sa saveur, l'action de grâces est le conservateur dans nos entreprises Phil 4.5-6 n'entretenez pas vos soucis mais faites connaître à Dieu vos besoins par des prières, des supplications avec actions de grâces.
- l'action de grâces éduque à la confiance même quand nous passons par la vallée de l'ombre et de la mort. C'est comme au ballon prisonnier, n'essayons pas de courir pour éviter le ballon, mais essayons de le bloquer, il sera à nous et nous en disposerons comme nous le voudrons. Dans cet esprit, offrons cette journée au Seigneur.

Rapport moral

D. OSSWALD présente son rapport moral. Reconnaissance premièrement aux pasteurs pour tout le travail accompli. La croissance spirituelle, la formation dans notre Union, la question du délégué laïc étaient nos axes de travail principaux. Mais la candidature de l'EMF pour intégrer notre Union est devenue une préoccupation majeure. Concernant le ministère spécialisé parmi les jeunes, Floriane a présenté sa candidature. Nous n'avons pas encore pris de décision, sachant que le besoin d'un plein temps à ce niveau n'est pas justifié, nous sommes conscients du fossé grandissant entre les jeunes et les aînés. Même si les jeunes ne sont pas demandeurs, il faut stimuler ce dialogue. Une précision du cahier de charges, de telle manière que nos Églises puissent voir comment leurs activités s'harmonisent avec celles que l'Union propose, prendre en compte la faible disponibilité des jeunes (en général que le samedi soir) seront des pistes de réflexion. Une bonne nouvelle du sud-ouest nous vient de Fleurance avec le camp d'évangélisation et une colonie de vacances qui auront lieu cette année. Le questionnaire sur nos Églises laisse entrevoir que nos Églises sont plutôt dynamiques (3/4 des opinions), l'une d'entre elles se perçoit nettement en régression, manque d'engagement, pas de jeunes. Mais elles sont un peu réfractaires aux idées nouvelles, manquent de vision, les problèmes personnels et inter personnels y prennent trop de place. Les missions de l'Église sont sans conteste l'évangélisation, l'édification et la diaconie.
Un des dilemmes du comité directeur de l'Union est la demande de formation et le manque de participation aux WE de formation. D. HUSSER expose quelques pistes pour le futur. Une action en trois temps est proposée : besoins et attentes des Églises, travail dans les Églises locales, regroupement de plusieurs Églises qui ont travaillé sur un même thème pour un partage. C-L MEISNER-SCHMIDT nous informe qu'une formation en relation d'aide sera mise en place à Strasbourg cette année.
Une révision des relations entre les associations composant l'Union s'impose car les dégâts financiers en cas de problème majeur peuvent être ruineux. Il sera nécessaire de faire appel à des spécialistes. Chacune de nos Églises (ndlr. en Alsace)est une association culturelle à vocation cultuelle et il est prudent de faire attention surtout lorsque nous exerçons des activités lucratives. L'assemblée donne à l'Union le feu vert pour entamer une action.


Certitude
P. PATIENT rappelle que Certitude est une S.A.R.L., pour justement ne pas tomber dans son travail dans les problèmes d'association. Certitude n'a pas une activité suffisante pour rembourser les différents prêts contractés. Certitude est une oeuvre missionnaire et demande aux Églises de l'aide pour son désendettement laissant chaque Église libre de participer comme elle l'entend à l'offrande de Pâques.
D. OSSWALD termine son rapport sur le point du rapprochement avec la FPF et des relations avec la FEF. Le problème de la représentation à la FEF se pose dans la mesure où notre Union est représentée au même titre que n'importe quelle autre Église adhérente à la FEF. Une adhésion de chaque Église de l'Union à titre individuel permettrait d'avoir un poids plus fort. Le débat reste ouvert.


Rapport du comptable J-M ZIEGLER

Approbation des comptes à l'unanimité moins une abstention. C. WALDMEYER présente le budget en détaillant la situation de MSO pour les années futures, avec le retrait progressif du soutien de la Suisse.

Rapprochement des deux unions
Après un long travail de rapprochement, les Églises de l'EMF, à la surprise générale, ont demandé l'intégration dans notre Union. Cette intégration ne se fera pas de manière totale et immédiate. La demande de l'EMF devra être d'abord avalisée par le cabinet de l'évêque et par le conseil synodal. Ensuite un calendrier pour l'intégration sera établi sachant que certains aspects peuvent prendre du temps comme par exemple le fonctionnement de la caisse centrale qui aujourd'hui fonctionne de manière différente pour les Églises de Suisse romande et les Églises de notre Union. La période transitoire doit permettre le rapprochement, mais aussi le cas échant, s'il devait y avoir impossibilité de coopération, de revenir en arrière. Un vote définitif dans 3 ans avec une majorité des 2/3 sera nécessaire pour statuer sur l'adhésion définitive.
Plusieurs points ont été débattus: le principe de solidarité doit demeurer, à savoir que les pasteurs continueront à être rémunérés par la caisse centrale, toutefois avec des variantes de fonctionnement comme c'est déjà le cas entre l'UEEM et la Suisse romande: la notion de cible ne peut pas être écartée, les postes pastoraux à temps partiel doivent rester l'exception, un fonctionnement par commission avec un accent régional très fort, le périodique, la question de l'adhésion à la FPF, avec le désir que l'EMF devienne un acteur actif dans le processus, modifications des statuts, l'acceptation du ministère pastoral féminin et l'ouverture oecuménique sont inscrits dans les statuts de l'Église méthodiste; les prédicateurs laïcs peuvent être reconnus par l'Église, sachant que l'évêque peut nommer un prédicateur laïc comme responsable d'une Église.
Les paroisses de Suisse romande ont insisté pour être intégrées dans le processus.

Elections
Le vote pour le renouvellement du comité directeur a donné les résultats suivants : pour les pasteurs sont élus B. LEHMANN, D. OSSWALD, J-P WAECHTER et pour les laïcs C. WALDMEYER et M. RIESS. Pour information, en prévision de l'AGE de l'UEEM du 25/5 où nous aurons à nous prononcer quant à la candidature de l'EMF, chaque Église est invitée à organiser une journée de jeûne et de prière.

Conclusion
Urs ESCHBACH, qui passera le relais de surintendant à D. NUSSBAUMER clôtura cette journée en rappelant le verset déjà cité le matin "faites connaître à Dieu vos besoins par des prières et des supplications avec actions de grâces".

Pierre PFEIFFER


Intitulez cette rubrique à votre convenance "les finances de l'Union", "les Euros de l'Union", "les sous de l'Union" voire "les devises de l'Union". Pour ma part j'ai opté pour "les deux sous de l'Union", non pas par misérabilisme, mais en souvenir de cette pauvre veuve dont Jésus remarqua l'immense générosité investie dans deux modestes pièces qui constituaient tout son avoir (Mc 12.42-44).
Si année après année, par le biais de la caisse centrale, l'Union de l'Église Évangélique Méthodiste est en mesure d'honorer ses engagements, c'est grâce à la fidélité du Seigneur qui pourvoit à nos besoins, mais aussi à la libéralité de ses enfants qui, à travers leur offrande, se reconnaissent intendants des richesses du Père Céleste. J'ai pleinement conscience, en écrivant ces lignes, que dans certaines familles ou dans certaines Églises, les dons ou contributions versées pour l'oeuvre du Seigneur ont pu provenir "du nécessaire" et pas seulement du superflu. C'est mon privilège de vous exprimer ici la profonde reconnaissance du comité directeur de l'UEEM, auquel votre fidélité épargne bien des soucis et incertitudes.
Cependant, des propos saisis au vol lors de notre récente Assemblée Générale m'ont donné à penser que les finances de l'Union pouvaient receler quelques mystères pour certains délégués présents et, à plus forte raison pour certains paroissiens, peut-être récemment intégrés. Aussi aimerais-je apporter à chacun les réponses qu'il pourrait souhaiter en la matière en dévoilant les éventuels "dessous de l'Union" (pardon pour ce jeu de mots facile).
Loin de toute révélation tapageuse, je me propose aujourd'hui de vous brosser, à grands traits et sans termes techniques, le budget 2002 qui a été adopté en votre nom.
Montant global des produits et frais prévus: 335 000 Euros

Côté dépenses (frais)
- rémunérations, sauf MSO (charges comprises)
233 300 Euros
- MSO (rémunérations + immeubles) 57 700 Euros
- Messager Chrétien 5 870 Euros
- contribution au budget synodal 
13 870 Euros
- autres frais de fonctionnement 
24 260 Euros
Côté recettes (produits)
- contributions des Églises (sauf MSO) 263 910 Euros
- dons, contributions et réserves affectés à MSO 45 435 Euros
- abonnements Messager Chrétien 
5 870 Euros
- autres produits 19 785 Euros

Commentaire
La rémunération de l'équipe des pasteurs, prise en charge solidairement par l'ensemble des Églises, représente 286 300 Euros soit plus de 85 % du budget global. Ainsi cette année, le service d'un pasteur dans une Église coûte en moyenne 26 750 Euros, charges incluses !
Les postes missionnaires de Fleurance et Mont de Marsan (MSO) sont, pour l'essentiel, financés par des dons spécifiques en complément de la participation de ces jeunes Églises. Je me propose de vous détailler la situation de MSO dans un prochain numéro. Notons simplement que notre engagement solidaire, pas seulement financier, demeure plus que jamais nécessaire à l'épanouissement de ces communautés.
Notre contribution au budget synodal représente une quote-part au fonctionnement des instances de la Conférence Annuelle Suisse / France dont la plus grande partie est supportée par les Églises de Suisse.
Enfin le Messager Chrétien que vous lisez a aussi un coût: merci d'y penser si vous n'avez pas encore réglé votre abonnement à votre trésorier local.
Bien fraternellement, à l'écoute de vos questions et réactions,

Christian WALDMEYER