La vie de notre Église (2)

Les compagnons en formation

Luc Brinkert


Une fois par an, les élèves du cours de formation de notre Union se retrouvent pour un temps de partage et de communion. Retour sur l’événement avec Luc Brinkert.

Communion

Si en musique, la première et la dernière note laissent définitivement l’empreinte du goût du morceau que l’auditeur va digérer, et se rappeler ou non, c’est également par un point d’orgue en commune-union (communion) autour d’un culte et d’un moment profond avec Sainte Cène que vécut la vingtaine de participants du WE annuel rassemblant les compagnons du CMFT.

Joseline-Miélissa Waechter, responsable de la formation, a organisé un week-end de rencontre nationale des compagnons du CMFT en les rassemblant au Centre Évangélique du Horodberg, à 850 m au-dessus de la vallée de Munster, dans une belle Alsace ensoleillée et encore chaude.

Réflexion

Notre surintendant, Étienne Rudolph, était invité à partager une grande réflexion autour du méthodisme, articulée sur ses racines et ses fondements depuis la vision de Wesley jusqu’à aujourd’hui pour expliquer sa particularité et sa singularité parfois, mais également la fonction, l’organisation, la structure, le règlement du « comment vivre » pour expliquer cette structure « connexionnelle » dans l’exercice et l’autorité au sein de l’église méthodiste.

Et comme Étienne nous le rappelle, cette commune-union ne saurait trouver autre justification et support si le Christ n’était pas la raison ni le centre. Car il en va aussi de l’Église se réunissant autour de Christ : sans Lui, les frères et sœurs ne se seraient sûrement jamais rassemblés du fait de leurs origines, opinions, traditions, cultures différentes. Et c’est également ce qui caractérise les compagnons du CMFT : en bref, issus de trois continents différents, de parcours scolaires ou familiaux très variés, de tous âges, de toutes conditions, vivant en jungle urbaine ou parmi les champs de maïs, engagés dans de petites ou de grandes assemblées.

Supports

C’est pourquoi, la première note du WE commença par une présentation de chacun par un autre compagnon afin de mieux se connaître encore. Et c’est ainsi que, balayant toutes les disparités, nous vécûmes un temps d’enseignement (Étienne), des exercices pratiques de prédication (Josiane, David, Pascale et Pascal s’y sont collés) suivis des conseils pour toujours s’améliorer dans le travail pour le Royaume de Dieu : formation continue en quelque sorte ! Le riche partage, ponctué de remarques et questions, permet à chacun non seulement de comprendre les pistes d’amélioration, mais également de pouvoir puiser dans une source d’encouragement. Encouragement soit pour commencer les cours, soit pour les continuer, soit pour les terminer afin d’embrayer sur une mission concrète au sein de l’église, dont les besoins deviennent précis et pressants.

Étienne et Joseline ont rappelé l’engagement à parfaire l’échange entre le compagnon et son professeur référent, car ce type de cours par correspondance peut décourager davantage qu’un cursus plus scolaire. Les compagnons sont engagés dans leur vie d’église, de famille, de travail. Joseline a eu la joie de voir Théo Paka, Danielle Doh et Claire-Lise Meissner-Schmidt se joindre à elle pour partager et équilibrer le suivi régulier des compagnons.

Apports

Mais la nourriture de l’esprit et du cœur ne saurait suffire à eux seuls pour le corps entier : Sabine Schmitt, de l’église de Colmar, a mis encore une fois ses dons supplémentaires de cuisinière émérite pour nous régaler à chaque repas, le week-end étant en autogestion complète.

Enfin, un grand merci à Brigitte Hetsch pour l’organisation pratique du WE. Son engagement est un encouragement pour tous. Alors, même si les motifs et motivations des compagnons peuvent être très divers, personne ne regrette l’engagement. Car ce qui peut être amélioré commence par soi-même. Que ce soit uniquement pour le cours dit d’Introduction («catéchisme très approfondi » pour adultes) ou pour toutes les quatre années du cours, nous encourageons d’autres compagnons à venir se joindre, pour un temps au moins, à un cercle non fermé ! Soli Deo gloria.