Méditation

Mené, téqel, parsîn

Ce n’est pas parce que la fin du monde n’a pas eu lieu le 21 décembre 2012 qu’elle n’aura pas lieu ultérieurement. Le prophète Daniel a annoncé la chute de Babylone, l’Écriture annonce le Jugement dernier, toutes prévisions qui se réalisent dans le temps tôt ou tard et méritent réflexion ici et maintenant.

David Loché


Au pied du mur

Le livre de Daniel rapporte un récit captivant qui s’est déroulé il y a 2550 ans de cela. À cette époque, un certain Belchatsar, roi de Babylone se trouve confronté à… une sorte de fin du monde. En effet, les Mèdes et les Perses sont aux portes de la ville et cette aristocratie-là n’en a plus pour très longtemps. Sans aucune possibilité de fuite, entouré de sa cour, ses femmes et concubines, il se livre alors à une orgie comme on peut parfois le faire face à l’inéluctable. Il met le comble à son infamie en festoyant dans les vases et les coupes d’or consacrées au service du temple de Jérusalem. Son grand père Nabuchodonosor les avait rapportées d’une de ses campagnes. C’est alors qu’il est pris d’une vision terrifiante. Une main écrit sur un mur de son palais :

Daniel 5.25 Mené, mené, téqel et parsîn.

Face à la terreur inspirée par une telle vision, Belchatsar est prêt à chercher réponse auprès de tous les magiciens, cartomanciens et autres astrologues de son entourage mais aucun ne lui apportera de réponse. Sur ces entrefaites, la reine mère lui suggère le conseil de Daniel, sage oublié, que son grand père savait respecter. De cette vision, l’interprétation de Daniel est sans concessions :

Daniel 5.26-28 Mené : Dieu a compté ton règne et y a mis fin. Téqel : Tu as été pesé dans la balance et tu as été trouvé léger. Parsîn : Ton royaume sera divisé et donné aux Mèdes et aux Perses.

Dans la nuit même, Babylone fut prise sans combattre et Belchatsar fut assassiné.

L’avertissement

Le monde dans lequel nous vivons est face à un (des) mur(s) (crise économique, morale, idéologique, spirituelle…). Ne voyez-vous pas la main y écrire les mots mené, téqel et parsîn ?


Dieu a compté et il y sera mis un terme n’en doutons pas même si nous avons échappé de justesse à la fin du monde Maya. Ce monde a été pesé dans la balance et il ne pèse pas bien lourd. Enfin notre Seigneur nous dit qu’il sera divisé entre brebis et boucs et qu’il n’y aura pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. Si vous ne voyez pas les doigts écrire, sachez que nombre de nos contemporains, les voient et se tournent vers les augures, car l’angoisse les a saisis.

Vision, prévision, provision

Quelle exhortation pour la nouvelle année me direz-vous ! ? Et pourtant ! Daniel nous donne une leçon de vie de foi dans un monde contraire aux valeurs du royaume de Dieu. Bien que jouissant d’une situation privilégiée pour un exilé de Juda, il ne se plaisait pas à Babylone. Il préférait regarder au loin, vers une Jérusalem restaurée et vers la délivrance qu’apporte notre Dieu. Daniel nous montre aussi que, bien que baignant dans un monde païen, notre obéissance doit être sans concession et notre soumission à Dieu sans compromis. S’il fut considéré par les dirigeants de son époque, c’est aussi parce que sa vie était assaisonnée de sel. Il était soumis aux autorités mais préférait obéir à Dieu que céder à la pression de la société. Il préférait l’adoration de son Dieu plutôt que de jouir temporairement des plaisirs de la vie.

Vivre en rescapés

Si nous avons échappé à la fin du monde Maya, nous n’échapperons pas à celle qui vient. Mais en espérance, nous avons déjà échappé au jugement par notre union avec Jésus-Christ. Nous sommes donc des rescapés ! En cette nouvelle année, choisissons de vivre en tant que tels !

La Parole de Dieu nous rappelle que, comme Daniel, nous sommes en exil, des résidents temporaires, espérant patiemment la nouvelle Jérusalem (1Pi 2). Nous ne devons pas nous étonner de ce qui arrive mais nous tourner vers le Seigneur, notre espérance et vers la nouvelle Jérusalem qu’Il nous a promise. Si c’est vers le ciel que notre regard se tourne, alors, comme Daniel, nous n’aurons pas besoin de campagnes d’évangélisation. Notre manière de vivre forcera admiration, l’intérêt et le respect. Peut-être ne pourrons-nous jamais mener des Belchatsar à la repentance. Mais peut-être aurons-nous l’occasion de rencontrer des Nabuchodonosor et les encourager à l’adoration de Celui dont nous avons la vie, le mouvement et l’être. Soyons toujours prêts à faire nôtre ce verset :

1 Pierre 3.15 Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous…

Que le Seigneur redresse ce monde en crise selon la monnaie qui a cours dans Son royaume. Qu’il nous fasse vivre des temps bénis en 2013.