Méditation

L’appel à la foi

Abdenour Abdelmalek, pasteur

Même s’il y est rétif, le monde a besoin aujourd’hui plus que jamais du message de l’Évangile, « folie pour ceux qui périssent mais puissance de salut pour les croyants », confirme le pasteur Abdenour Abdemalek.


Jésus lui répondit : – « Ne t’ai-je pas dit : Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? »Jn 11.40

Par ces paroles de Jésus à Marie, nous comprenons combien il est nécessaire à l’homme de croire d’abord.

De la vue à la foi ?

Le monde a tendance chaque jour à constater les dégâts, à chiffrer le nombre de victimes et à estimer les pertes sans pour autant se demander ni comment ni pourquoi ? Jusqu’à quand l’homme continuera-t-il à se cacher dans le jardin ? Ne lui reste-t-il que le choix de macabres comptabilités ? Apparemment oui, puisque parler aujourd’hui de Dieu semble une idée farfelue. Vous êtes vite répertorié comme irresponsable et intégriste. Il est même devenu loisible de se moquer de Dieu dans les médias. L’homme est allé trop loin dans sa folie, celle-là même que Dieu va utiliser pour venir à notre secours.

Confiance en l’homme ou confiance en Dieu ?

1Co 1.20-21 : « Où est le sage ? Où est le spécialiste de la Loi ? Où est le raisonneur de ce monde ? Dieu n’a-t-il pas changé en folie la sagesse du monde ? En effet, là où la sagesse divine s’est manifestée, le monde n’a pas reconnu Dieu par le moyen de la sagesse. C’est pourquoi Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient, par un message qui paraît annoncer une folie. »

Que faut-il croire et qui faut-il croire ? Les hommes ne préfèrent-ils pas en général mettre davantage leur confiance en l’homme plutôt qu’en Dieu. N’y a-t-il pas là déjà une malédiction ? « Voici ce que déclare l’Éternel : Maudit soit l’homme qui compte sur des hommes et qui fait des moyens humains la source de sa force mais qui détourne son cœur de l’Éternel ». Jr 17.5. L’homme pourtant sait faire confiance à son médecin, à son pharmacien, à son banquier, mais qu’en est-il de sa confiance dans son Créateur ?

Certes le pain est nécessaire pour vivre, mais l’homme a été déclaré ne pas vivre de pain seulement mais aussi de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Dieu parle de plusieurs manières

Les dernières catastrophes que la terre enregistre prouvent fort bien les limites de l’homme. La création de Dieu est en souffrance en raison d’une gestion démesurée et irresponsable. Dieu n’a-t-il pas voulu enseigner à Balaam une vérité écrasante en confondant sa brutalité avec la sagesse animale ? « Alors l’Éternel fit parler l’ânesse, qui dit à Balaam : – Que t’ai – je fait pour que tu me battes ainsi par trois fois ? » Nb 22.28. Balaam était loin de se douter que son ânesse supposée n’être qu’une simple bête de somme et qu’on a pris l’habitude de rouer de coups, fasse partie en réalité d’un dispositif de sauvegarde de sa propre vie.


Peinture de Rembrandt

Y prend-on assez garde ?

L’homme déchu a perdu toute sensibilité à percevoir les choses divines. Comment saura-t-il alors honorer son contrat avec son créateur ?

Gn 2.15 « L’Éternel Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder. »

Le message jugé fou par certains

Une régénération est indispensable pour que l’homme soit en mesure de garder cette terre que Dieu lui avait confiée. Malgré les énormes et mêmes louables découvertes du XXe et XXIe siècle, la vie sur terre devient chaque jour plus menacée et plus fragile tant pour l’homme que pour les espèces animales et végétales. « Mais l’homme livré à lui-même ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; à ses yeux, c’est « pure folie » et il est incapable de le comprendre, car seul l’Esprit de Dieu permet d’en juger. » 1Co 2.14

À communiquer par l’Église

« N’est ce donc pas l’Église que Dieu a choisie pour révéler sa sagesse au monde ? »Elle seule pourrait délivrer le message de salut. Car si l’Église a accès au monde céleste, d’autant plus peut-elle influencer le monde qui la contient. Ep 3.10 « Par cette mise en lumière, les Autorités et les Puissances dans le monde céleste peuvent connaître, par le moyen de l’Église, les aspects infiniment variés de sa sagesse ». L’Église n’est -elle plus en mesure de délivrer un message clair pour l’humanité avec mise en garde et espérance ? Ou alors faudrait-il attendre qu’une ânesse vienne interpeller les grands de ce monde pour qu’ils réalisent enfin le degré avancé de leur folie ? Mais la croiront-ils ?