Méditation

Marie, servante du Seigneur

Bartolomeo Montagna (Italian, ca. 1450-1523). 'Madonna and Child,' 1485-1523. oil on panel. Walters Art Museum (37.1036): Acquired by Henry Walters, 1916.



Michèle Warin, Gennevilliers

Notre sœur Michèle Warin de Gennevilliers nous brosse le portrait de Marie, la mère de notre Seigneur, une femme digne non seulement de mention mais aussi d’imitation. Un exemple à suivre.

À l’écoute du désir de Dieu

On parle peu de Marie, mère de Jésus, dans les Évangiles mais pour moi c’est l’une des grandes femmes de la Bible. Nous la connaissons comme celle qui a dit oui, une femme plus que soumise et dans l’ombre de son fils. Mais on n’a pas toujours insisté sur le sens réel de sa soumission, être à l’écoute de ce que Dieu a comme désir pour elle à travers son projet pour l’humanité. C’est à elle que l’ange Gabriel dit : Salut toi qui es privilégiée, le Seigneur est avec toi.

Acquiescement

Marie est une femme qui s’affirme, qui se tient debout, qui dit oui au projet de Dieu et ne se contente pas de paroles doucereuses. C’est par elle que Jésus a été éduqué.

Détermination

C’est une mère, elle contribue à l’éducation religieuse et humaine de Jésus. Elle l’accompagne et le supporte, au quotidien dans ses premières années de vie, puis à distance pendant la courte vie publique de celui-ci. Elle agit comme bien des mères, l’encourageant dans ses projets, espérant qu’il s’épanouisse et mette ses talents au service de Dieu et de l’humanité. Elle a foi en la mission de son fils.

Implication

Soumise à la volonté de Dieu, oui elle l’est, mais sa soumission implique des prises de position et des actions très engageantes. Marie est aussi une partenaire de la fondation de l’Église, elle travaille à la construction de la communauté chrétienne (Ac 1.12-14 et Ac 2.2-4).

Il n’était pas surprenant que cette brave et pieuse adolescente, que Dieu a choisie pour être la mère de son Fils unique, grandirait et mûrirait pour être un membre important de l’Église primitive.

Humilité

Cependant, il n’y a pas d’allusion qu’elle n’ait jamais essayé de renverser le poids autour d’elle comme « la mère de Jésus ». L’humilité qu’elle a manifestée dans ses années d’adolescence, quand elle s’est nommée elle-même l’« esclave servante » du Seigneur, était encore présente quand elle se tenait au pied de la croix et levait les yeux vers son fils et son Seigneur. Il n’est pas évident qu’elle ait compris mieux que les autres disciples. Comme le reste, il semble clair qu’elle n’avait pas compris sa mort pour l’humanité. Cependant, elle a tranquillement accepté sa direction d’aller à la maison avec l’Apôtre Jean (Jn 19.25-27) et elle comprit la distance appropriée dans leur relation quand Jésus s’adressa encore à elle comme « femme ».

Disciple

Marie a été mentionnée pour la dernière fois dans Actes 1.14, après que son fils fut monté dans les cieux. Les disciples étaient rassemblés à Jérusalem et elle était comptée parmi eux. Son travail comme mère du Fils unique de Dieu était fini, et sa place était dans l’Église, comme un disciple. Beaucoup de personnes aujourd’hui déploient des grands efforts pour devenir « quelqu’un de grand ».

Dignité

Marie nous a montré que la vraie grandeur vient en remettant notre vie dans les mains de Dieu et en faisant ce qu’il nous appelle à faire. Elle a accepté la tâche que Dieu lui avait attribuée en dépit de ses difficultés, et elle a vécu avec humilité et avec une grande foi, même en devenant « une » disciple de son fils, le Christ.

Nous ne pouvons obtenir aucune autre grandeur que celle-là. Le Seigneur manifeste sa reconnaissance envers elle comme la manifestation de l’amour maternel auprès de Lui et de Jean.